Archive pour février 2012

03
fév
12

BEAUTE

Les propriétés d’impressions sensorielles qui satisfont notre goût. On ressent  comme beau ce qui fait preuve de symétrie, d’ordre et de régularité. Chaque élément particulier doit faire partie d’un ensemble harmonieux. C’est pourquoi on a pu développer un apprentissage de beau. L’esthétique explore les rapports de proportion, l’harmonie de couleur, la combinaison des formes. Mais toutes mes tentatives pour élaborer  scientifiquement les modalités du sentiment du beau se heurtent vite aux limites de notre goût subjectif et aux échelles de valeur que les civilisations ont traditionnellement mises en place.

Les règles de la beauté sont certes influencées par la perception que nous avons de la nature. Mais ce que l’homme crée dans l’art doit aussi surmonter les contrastes et les conditions de cette même nature. L’aspiration à la beauté est une sorte de défense. Les sentiments du beau sont étroitement liés à l’excitation sexuelle, et cela particulièrement chez l’homme. Ce ne sont pas les organes sexuels qui seront perçus comme beaux mais les caractéristiques sexuelles secondaires qui, elles, ne renvoient pas aussi directement au désir sexuel. Une beauté régulière et harmonieuse engendre une satisfaction à peine durable. Elle peut très vite apparaitre comme vide et ennuyeuse. C’est ainsi que l’art n’a presque jamais tendu exclusivement vers le beau. De même que dans la musique l’harmonie est entrecoupée de passages dissonants ou syncopés, ainsi les arts plastiques et la littérature, créent toujours des tensions pour provoquer une excitation. On trouve à côté du beau normatif, le « joli » qui ne se réfère à aucun canon préétabli, l’original, qui plait justement à cause de son refus des canons. Paradoxalement, on pourrait même parler d’une beauté de la laideur.

Source : Ludwig Knoll, Encyclopédie de la psychologie pratique, France Loisir, 123, boulevard de Grenelle, Paris, 1980.

La beauté de la nature !

Du point vu philosophique :

Le beau c’est l’objet d’une satisfaction désintéressée et universelle puisque désintéressée. Dans la mesure où on admet que la finalité de l’art est particulièrement de procurer une telle satisfaction, on peut dire qu’il contribue au bonheur : d’abord par la satisfaction exempte de toute aliénation (désintéressée), ensuite en nous permettant d’échapper au désir et à l’inquiétude du vouloir vivre, enfin, en nous permettant d’exister au présent. Noter que cette consolation est provisoire.

02
fév
12

DES PAROLES ET DES PAROLES

1 – « On peut se sentir idiot lorsque quelqu’un nous demande pardon.

La vie continue ...!

De sorte qu’en définitive on subit deux épreuves, celle de l’offense et celle des excuses. »
2 – «Il est plus facile de consoler les autres que de se consoler soi-même. »
3 – «Tous souffrent, et chacun souffre par ce qu’il pense. »
4 – « L’esprit ne pense l’homme que dans l’éternel et la conscience de la vie ne peut être qu’angoisse. »
5 – « On peut tromper la vie longtemps, mais elle finit toujours par faire de nous ce pour quoi nous sommes fait. »
6 – « Je ne connais pas mon enfance. Chaque fois que j’ai voulu y retourner je n’ai rencontré que mensonges. J’admire ceux qui prétendent avoir des souvenirs de cette époque et les énoncent, mais je ne les crois pas. Je crois qu’ils ont conclu avec eux-mêmes une paix à vil prix. L’enfance qu’ils disent être la leur est une enfance bateau, c’est l’enfance de tout le monde et seules quelques images elles mêmes banales, une promenade, un accident, une maladie, font croire qu’elle est singulière. »
7 – « La crainte de l’ennui à venir rend le temps plus rapide. »
8 – « défi(e)-toi du cœur où sont gravé tant de noms ; car dans un cœur où il y a place pour beaucoup, il n’y en a pas assez pour un seul. »
9 – « Chez les bavardes, le silence est généralement l’indice de la colère. »
10 – « Il y a des gens qu’on reconnait immédiatement comme des amis. On se sent à l’aise avec eux parce qu’on sait qu’on ne serait jamais en danger. »
11 – « Notre esprit est d’une essence indestructible et que son activité se poursuit d’éternité en éternité, qu’il est comme le soleil, lequel parait se coucher du moins à nos yeux humains, mais à la vérité ne se couche jamais et continue de briller sans cesse. »
12 – « Ne me demande pas que je vous parle de moi ; mon moi n’est rien jusqu’à présent. Qui le connait excepté vous ? Il n’est vraiment intéressant pour personne. Il travail, il s’efforce, il ne se ménage point, ne s’amuse guerre, espère quelquefois et quand même continue de vouloir. »
13 – « La valeur d’un homme se mesure à son caractère et à ses actes, non à ses apparences ou à sa situation. »
14 – « Les hommes sont presque tous d’intelligence égale. Ils ne se différent que par leur pouvoir d’attention. »
15 – « Il y a chez la femme, dans sa forme, sa voix, sa couleur, son goût, son parfum, sa tranquillité si particulière, quelque chose d’absolu, qui vous fait désirer la tenir dans vos bras, la presser contre vous tout entière, chaque parcelle, sans un mot, en paix, jaloux de tout ce qui pourrait échapper à gaucherie de vos bras. C’est ce qu’on éprouve quand on aime. »
16 – « Dites-moi, je vous prie, qu’y a-t-il de meilleur à contempler qu’une jolie femme ? Volontiers je quitterais mon diner pour aller voir cela. Et toute femme, quelle qu’elle soit, a sa beauté particulière de sorte que celui qui prétend que nous devons couvrir nos yeux et ne regarde que le pavé ou le ciel, est un ingrat qui ne mérite pas le don de la vue, un être privé de sentiment et de bon sens, à peine un homme. »
17 – « On observe que toute chose ne prend place que par changement, et accoutume-toi à considérer que la nature n’aime rien tant que de changer ce qui est pour le remplacer par ce qui lui ressemble. Car tout ce qui existe est la semence de ce qui sera. »
18 – « Si une tâche difficile et subtile doit être accomplie, il faut d’abord en déterminer la fin. Puis, une fois acceptée comme le but désiré, il faut l’oublier complètement et se concentrer uniquement sur les moyens. »
19 – « Une vérité incroyable peut faire plus de mal qu’un mensonge. Il faut une grande foi pour défendre une vérité inacceptable. Il a un châtiment pour cela et c’est, en général, la crucifixion. »

Je tiens à vous signaler que ces paroles ne sont pas de moi. Ils viennent des livres que j’ai lu et dont je ne me souvient plus.




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