Archives de l’Auteur pour ANDRIATSILAVOHERY Gaetan françois

03
fév
12

BEAUTE

Les propriétés d’impressions sensorielles qui satisfont notre goût. On ressent  comme beau ce qui fait preuve de symétrie, d’ordre et de régularité. Chaque élément particulier doit faire partie d’un ensemble harmonieux. C’est pourquoi on a pu développer un apprentissage de beau. L’esthétique explore les rapports de proportion, l’harmonie de couleur, la combinaison des formes. Mais toutes mes tentatives pour élaborer  scientifiquement les modalités du sentiment du beau se heurtent vite aux limites de notre goût subjectif et aux échelles de valeur que les civilisations ont traditionnellement mises en place.

Les règles de la beauté sont certes influencées par la perception que nous avons de la nature. Mais ce que l’homme crée dans l’art doit aussi surmonter les contrastes et les conditions de cette même nature. L’aspiration à la beauté est une sorte de défense. Les sentiments du beau sont étroitement liés à l’excitation sexuelle, et cela particulièrement chez l’homme. Ce ne sont pas les organes sexuels qui seront perçus comme beaux mais les caractéristiques sexuelles secondaires qui, elles, ne renvoient pas aussi directement au désir sexuel. Une beauté régulière et harmonieuse engendre une satisfaction à peine durable. Elle peut très vite apparaitre comme vide et ennuyeuse. C’est ainsi que l’art n’a presque jamais tendu exclusivement vers le beau. De même que dans la musique l’harmonie est entrecoupée de passages dissonants ou syncopés, ainsi les arts plastiques et la littérature, créent toujours des tensions pour provoquer une excitation. On trouve à côté du beau normatif, le « joli » qui ne se réfère à aucun canon préétabli, l’original, qui plait justement à cause de son refus des canons. Paradoxalement, on pourrait même parler d’une beauté de la laideur.

Source : Ludwig Knoll, Encyclopédie de la psychologie pratique, France Loisir, 123, boulevard de Grenelle, Paris, 1980.

La beauté de la nature !

Du point vu philosophique :

Le beau c’est l’objet d’une satisfaction désintéressée et universelle puisque désintéressée. Dans la mesure où on admet que la finalité de l’art est particulièrement de procurer une telle satisfaction, on peut dire qu’il contribue au bonheur : d’abord par la satisfaction exempte de toute aliénation (désintéressée), ensuite en nous permettant d’échapper au désir et à l’inquiétude du vouloir vivre, enfin, en nous permettant d’exister au présent. Noter que cette consolation est provisoire.

02
fév
12

DES PAROLES ET DES PAROLES

1 – « On peut se sentir idiot lorsque quelqu’un nous demande pardon.

La vie continue ...!

De sorte qu’en définitive on subit deux épreuves, celle de l’offense et celle des excuses. »
2 – «Il est plus facile de consoler les autres que de se consoler soi-même. »
3 – «Tous souffrent, et chacun souffre par ce qu’il pense. »
4 – « L’esprit ne pense l’homme que dans l’éternel et la conscience de la vie ne peut être qu’angoisse. »
5 – « On peut tromper la vie longtemps, mais elle finit toujours par faire de nous ce pour quoi nous sommes fait. »
6 – « Je ne connais pas mon enfance. Chaque fois que j’ai voulu y retourner je n’ai rencontré que mensonges. J’admire ceux qui prétendent avoir des souvenirs de cette époque et les énoncent, mais je ne les crois pas. Je crois qu’ils ont conclu avec eux-mêmes une paix à vil prix. L’enfance qu’ils disent être la leur est une enfance bateau, c’est l’enfance de tout le monde et seules quelques images elles mêmes banales, une promenade, un accident, une maladie, font croire qu’elle est singulière. »
7 – « La crainte de l’ennui à venir rend le temps plus rapide. »
8 – « défi(e)-toi du cœur où sont gravé tant de noms ; car dans un cœur où il y a place pour beaucoup, il n’y en a pas assez pour un seul. »
9 – « Chez les bavardes, le silence est généralement l’indice de la colère. »
10 – « Il y a des gens qu’on reconnait immédiatement comme des amis. On se sent à l’aise avec eux parce qu’on sait qu’on ne serait jamais en danger. »
11 – « Notre esprit est d’une essence indestructible et que son activité se poursuit d’éternité en éternité, qu’il est comme le soleil, lequel parait se coucher du moins à nos yeux humains, mais à la vérité ne se couche jamais et continue de briller sans cesse. »
12 – « Ne me demande pas que je vous parle de moi ; mon moi n’est rien jusqu’à présent. Qui le connait excepté vous ? Il n’est vraiment intéressant pour personne. Il travail, il s’efforce, il ne se ménage point, ne s’amuse guerre, espère quelquefois et quand même continue de vouloir. »
13 – « La valeur d’un homme se mesure à son caractère et à ses actes, non à ses apparences ou à sa situation. »
14 – « Les hommes sont presque tous d’intelligence égale. Ils ne se différent que par leur pouvoir d’attention. »
15 – « Il y a chez la femme, dans sa forme, sa voix, sa couleur, son goût, son parfum, sa tranquillité si particulière, quelque chose d’absolu, qui vous fait désirer la tenir dans vos bras, la presser contre vous tout entière, chaque parcelle, sans un mot, en paix, jaloux de tout ce qui pourrait échapper à gaucherie de vos bras. C’est ce qu’on éprouve quand on aime. »
16 – « Dites-moi, je vous prie, qu’y a-t-il de meilleur à contempler qu’une jolie femme ? Volontiers je quitterais mon diner pour aller voir cela. Et toute femme, quelle qu’elle soit, a sa beauté particulière de sorte que celui qui prétend que nous devons couvrir nos yeux et ne regarde que le pavé ou le ciel, est un ingrat qui ne mérite pas le don de la vue, un être privé de sentiment et de bon sens, à peine un homme. »
17 – « On observe que toute chose ne prend place que par changement, et accoutume-toi à considérer que la nature n’aime rien tant que de changer ce qui est pour le remplacer par ce qui lui ressemble. Car tout ce qui existe est la semence de ce qui sera. »
18 – « Si une tâche difficile et subtile doit être accomplie, il faut d’abord en déterminer la fin. Puis, une fois acceptée comme le but désiré, il faut l’oublier complètement et se concentrer uniquement sur les moyens. »
19 – « Une vérité incroyable peut faire plus de mal qu’un mensonge. Il faut une grande foi pour défendre une vérité inacceptable. Il a un châtiment pour cela et c’est, en général, la crucifixion. »

Je tiens à vous signaler que ces paroles ne sont pas de moi. Ils viennent des livres que j’ai lu et dont je ne me souvient plus.

10
août
11

NOUS ACCEPTER DIFFERENT(ES) POUR NOUS AIMER COMPLEMENTAIRES

Le frère ROGER Schutz, prieur du célèbre Centre Œcuménique de Taize (France) trouve ses réponses à une question qui intéresse tous les hommes.
Pourquoi les hommes ne sont pas heureux ? Parfois nous sommes seuls
1 – Très peu de gens s’aiment vraiment
2 – Beaucoup de personnes se sentent menacées par les autres
3 – Les gens n’ont pas appris à vivre la solitude
4 – Beaucoup de personnes ne sont pas bien dans leur peau

Très peu de gens s’aiment vraiment :
Est-ce que vous vous êtes déjà dit à vous-même « je t’aime, je m’aime ! » On ne reconnait pas facilement tous les dons, les talents et les capacités dont le Seigneur nous a comblés. Marie, elle, a su reconnaitre la valeur de sa personne : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles ».
Beaucoup de personnes se sentent menacées par les autres :
Les autres qui ne pensent pas comme moi, qui ne réagissent pas comme moi, qui sont différents(es) de moi, je le regarde comme si nous sommes en compétition ; par conséquent, je cherche à être meilleur qu’eux, à être aimé plus qu’eux. Alors voilà une bonne question : est ce pour m’affirmer, pour être moi-même j’ai besoin de diminuer les autres ?
Les gens n’ont pas appris à vivre la solitude :
Beaucoup de personne ont peur de se trouver en face de leur propre mystère, de se trouver seules avec elles-mêmes ! Je ne pourrai jamais me comprendre et me connaître totalement ; encore moins, je ne peux pas prétendre connaître totalement les autres.
Nous avons à apprendre le respect du mystère de notre propre personne et celui des autres. Nous exigeons que les autres nous respectent tels que nous sommes ; mais sommes-nous capables d’accepter les autres tels qu’ils sont ?
Beaucoup de personnes ne sont pas bien dans leur peau :
Elles ne sont pas à l’aise avec elles-mêmes, alors elles cherchent à fuir ce malaise. Une première fuite c’est « l’activisme » : on se défoule de ses problèmes intérieurs, en faisant beaucoup de choses, en suivant beaucoup d’activités. On pense que le bonheur se trouve dans le « faire » plutôt que dans l’ « être ».
Une deuxième fuite c’est «l’avoir » : posséder beaucoup, surtout des biens matériels, pour se faire respecter ou pour impressionner les autres ; pour les « posséder » ; avoir une dignité, faire des grandes études, avoir des hauts diplômes,…
Roger Schutz conclut en disant : « chacun de nous a des potentialités dans le cœur, la tête et les mains. (Voir : philosophie de l’homme)
Il y a une telle diversité de dons que tout homme, toute femme porte d’une façon unique, de grandes merveilles : « ce qui fait la joie de mon Père c’est que vous portiez beaucoup de fruits » (Jn 15,8)
Il dit encore : la forêt est productrice de fruits, d’aliments…mais tout cela reste enfoui dans le sol s’il n’y a pas le climat nécessaire, favorable.
Ainsi dans notre tête nous avons des dons, des trésors, mais tout cela ne peut se révéler s’il n’y a pas un climat d’amour, de confiance.

Il faut connaître soi-même. Mais pourquoi une connaissance de soi ? Parfois on travail seul
C’est un besoin profond de notre nature humaine que de savoir « qui nous sommes » et de connaître en quoi nous sommes différents des autres créatures.
Pourquoi nous connaître par rapport à nous-mêmes ?
Connaître nos capacités et nos limites est un chemin sûr de croissance personnelle.
Nous rendre capables d’exploiter nos possibilités avec réalisme, c’est-à-dire, en sachant reconnaître que personne ne possède toute les possibilités et capacités en elle-seule ; en outre que chacun possède des capacités, qui sont différentes par rapport aux autres. Réalisme signifie, donc, accepter humblement ce que l’on est, sans vivre dans l’illusion de tout avoir et de pouvoir tout faire ; et apprendre à donner ce que l’on est et ce que l’on a au service des autres.
Pourquoi se connaître vis-à-vis des autres ?
Nous allons prendre conscience de tous les préjugés que nous portons en nous-mêmes au sujet de notre famille, de notre ethnie, de notre croyance religieuse, etc.
Les préjugés sont des idées arrêtées à travers lesquelles nous essayons de diminuer les autres.
Nous allons voir, donc, que nous sommes influencés par les préjugés depuis notre enfance, par la culture et l’éducation reçue. Les préjugés nous empêchent de vivre. Ne disons pas trop vite en nous-mêmes : « cela n’est pas mon cas : je n’ai pas de préjugés, car tous, nous baignons là-dedans.
Nous visons à mieux nous connaître vis-à-vis des autres pour améliorer la communication interpersonnelle.
Finalement pour bâtir une société nouvelle.
Comment faire pour mieux se connaître ? On se sent mieux avec les autres
Il y a un vieux sage oriental qui dit : « si tu veux creuser un puits au désert pour y trouver de l’eau, il ne faut pas creuser des petits trous superficiels, mais toujours creuser au même endroit jusqu’à trouver l’eau.
Dans notre puits intérieur, nous allons trouver nos différences, nos limites, mais aussi nos richesses et nos complémentarités.

COURTE PRESENTATION
Nous allons prendre « L’indicateur Typologique de Myers – Briggs (M.B.T.I) est l’application de la pensée du grand psychanalyste CARL JUNG (Suisse, 1875 – 1961), par deux Américains, la mère KATHARINE BRIGGS et sa fille ISABEL MYERS.
Ces deux femmes ont le mérite d’avoir élaboré un outil pratique qui permet une meilleure compréhension de la personne humaine, à partir des différences.
Au début du siècle, Katharine Briggs, frappée par la différence de caractère d’un individu à un autre, se mit à étudier Carl Jung, dont l’œuvre principale « les types psychologiques » a été traduite en anglais en 1923.
Puis, en 1945, avec sa fille, elle désire participer à l’effort de reconstruction de son pays, en aidant chaque personne à mettre ses dons, ses capacités au service d’un projet commun de société.
En 1962, première édition du questionnaire qui est l’indicateur ; puis création d’un centre de recherche en 1975.
En 1980, publication de l’œuvre d’Isabel Myers « GIFTS DIFFERING » (Dons Différents), manuel le plus utilisé sur la « connaissance de soi » et traduit en plusieurs langues.
L’approche au thème de la connaissance de soi du psychanalyste CARL JUNG (1875 – 1961)
Ce grand psychanalyste présente une vision positive de la personne humaine. Il dit que dans l’homme il y a des forces, des énergies qui cherchent à s’exprimer. Ces énergies intérieurs contribuent à la croissance de le personne et s’expriment à l’extérieur en réactions (= ATTITUDES) et en comportements (ACTIONS QUI CARACTERISENT ET QUI DIFFERENCIENT LES PERSONNES LES UNS DES AUTRES).
C’est une vision intégrale de la personne humaine, c’est-à-dire, qui prend en compte toutes les dimensions de notre être.
Ces énergies expriment aussi le dynamisme de la personne humaine, en effet, grâce à ces forces toute personne est susceptible de changement, d’évolution et de croissance.
1 – Les attitudes fondamentales face à la vie
Ce sont les orientations fondamentales de nos énergies intérieures. Soit notre énergie est plus dirigée vers l’extérieur : c’est l’EXTRAVERSION. Soit notre énergie est tournée vers l’intérieur : c’est l’INTROVERSION. Ces deux attitudes sont opposées l’une à l’autre. Et pourtant, les deux sont complémentaires. Il n’y a pas une qui soit mieux que l’autre ! Toutes les deux sont valables. Nous possédons en nous-mêmes les deux ; cependant, nous en avons développé une plus que l’autre. L’importance de cette connaissances de soi réside dans le fait qu’elle vise à nous faire découvrir laquelle des deux attitudes nous avons davantage développé et comment chercher l’équilibre entre les deux.
EXTRAVERSION INTROVERSION
(E) (I)
CARACTERISTIQUES DE CHAQUE ATTITUDE
L’EXTRAVERTIE L’INTROVERTIE
La personne qui a développé plus l’extraversion : La personne qui a développé plus l’introversion :
 A tendance à agir d’abord, puis à réfléchir
(action – réflexion – action)  Tendance à réfléchir longtemps, ensuite à agir (réflexion – action – réflexion)
 Pense à haute voix.
A besoin de parler pour former sa pensée  Ne parle qu’après avoir réfléchi
 Aime les imprévus, à l’aise avec les imprévus  Préfère être prévenue
 Dans un groupe, fait volontiers les présentations, établit vite les liens entre les gens et initie vite les conversations  A besoin d’un climat de confiance pour s’exprimer ; est à l’aise dans les conversations entre deux personnes
 Communique plus facilement par la parole  Préfère, en général, communiquer par écrit
 Prend son énergie auprès des autres personnes et est attirée les demandes extérieures.  Trouve son énergie dans ses ressources intérieures et reçoit les demandes extérieurs comme une pression
 Exprime facilement ses émotions, ses idées et est, donc, plus facile à connaître.  A plus de difficulté à exprimer ce qu’elle vit et ce qu’elle sent.

LES MOTS CLES
EXTRAVERSION INTROVERSION
Actif
Extérieur
Sociable
Public
Beaucoup de relations
Expansif
Largeur
Interaction
A l’aise avec les gens. Réfléchi
Intérieur
Réservé
Intimité
Peu de relation
Tranquille
Profondeur
Concentration
A l’aise avec les idées.

2 – Les fonctions psychologiques
Cela indique le processus intérieur, plus ou moins conscient, qui à la personne de percevoir la réalité et d’y porter un jugement. Ces fonctions sont de deux types :
a) - Fonction de perception
b) - Fonction de jugement
A – LES FONCTIONS DE PERCEPTION
Ces fonctions indiquent les modes ou les chemins intérieurs à travers lesquels la personne recueille les informations qui lui permettent d’entrer en contact avec la réalité. Elles sont deux et elles sont aussi complémentaires :
SENSATION INTUITION
(S) (N)
La sensation est la capacité de percevoir la réalité à partir de nos cinq sens (ce que je vois, ce que j’entends, ce que je touche, ce que je sens,…)
L’intuition est une imagination créatrice ; une capacité d’établir des liens entre réalités différentes ; c’est la capacité aussi de percevoir les symboles au-delà de la réalité et, donc de voir les possibilités infinies de l’imagination (les projets, les proverbes, les rêves, etc.)
LES CARACTERISTIQUES
SENSATION(S) INTUITION (N)
La personne qui a développé plus la sensation : La personne qui a développé plus l’intuition :
Est intéressée par les faits précis, mesurables, vérifiables. Tous les détails sont importants.
Elle a besoin de toucher pour croire ! Est intéressée surtout par les possibilités, les potentialités, ce qui n’est pas encore. Ce qui est important est ce qui est ailleurs, là-bas.
La valeur de l’action se mesure à son efficacité, au résultat concret : qu’est ce que ça donnera au bout ? La valeur de l’action se mesure à son originalité, à sa nouveauté.
La personne qui a développé le plus la sensation vit le moment présent et maintenant. Elle est sans cesse projetée vers le futur. Elle voit mieux le futur que le présent.
Elle apprend pas à pas, par étapes bien déterminées. Son savoir passe par ses mains. Elle apprend par la lecture, en sautant d’une étape ç une autre. Ce qu’elle recherche, d’abord, c’est une vision globale.
Elle est à l’aise avec la routine et les procédures établies. Elle aime le changement et la variété.
Elle préfère s’occuper des choses pratiques et concrètes. Elle préfère imaginer les possibilités.
Elle sait profiter pleinement du moment présent, sans se soucier de ce qui pourrait advenir. Elle vit en vue du futur, en anticipant ce qui pourrait être.
Elle prend le mot au sens littéral. Elle est attentive au sens symbolique des mots.
Elle aime les manières de faire qui ont fait leurs preuves et défend la tradition. Elle préfère expérimenter la nouveauté, le changement.
Elle est méthodique, mesurée. Spontanée, elle est rapide.
Elle attend un comportement clair et cohérent chez les autres. Elle est ouverte aux négociations, prête au changement.
Elle est efficace et accorde sa confiance à partir des expériences concrètes. Elle accorde moins de confiance au concret et va risquer plus…

NB : Il est important de noter que les plus grandes tensions intérieures, les plus grandes difficultés d’accepter la différence, se situent à cette dimension de la personne… mais deviennent source de croissance.

LES MOTS CLES
SENSATION INTUITION
Détails Grandes lignes
Présent Futur
Pratique Imagination
Procédure Invention
Répétition Variété
Tradition Nouveauté – changement
Conserver Changer

B – LES FONCTIONS DE JUGEMENT
Ce sont les forces présente en moi qui me permettent de prendre une décision, de faire un choix, de porter un jugement. Il y a, en outre, la capacité d’aboutir à une décision ou à un choix.
Pour parvenir à cela, il y aussi deux chemins opposés, mais complémentaires : soit on va s’attacher à un ce qui est fruit du raisonnement soit au sentiment.
PENSEE SENTIMENT
(T) (F)

• Le raisonnement logique part de la pensée : THINKING (T)
• Le sentiment juge et décide à partir du cœur et des valeurs : FEELING (F)
LES CARACTERISTIQUES DE CHAQUE FONCTION
PENSEE (T) SENTIMENT (F)
Personne qui part d’abord de la PENSEE Qui part d’abord du CŒUR
Elle adopte généralement une attitude détachée. Elle se situe en observateur impartial ; elle sait analyser et peser les « pour » et les « contres ». Habituellement elle s’implique dans la situation. Elle a la capacité de tenir compte des sentiments des autres et d’elle-même.
Elle vise d’abord, un objectif de justice et de clarté. Elle a plutôt le souci de l’harmonie et de l’entente.
Pour elle, les défauts, ce qui ne va pas saute, d’abord, aux yeux ; et cela doit être exprimé ; ensuite, l’appréciation positive pourra venir. Pour elle, l’appréciation positive est première ; les défauts pourraient être déclarés ensuite, si le climat le permet et s’il n’y a pas risque de rupture.
Elle sera satisfaite quand on lui signalera ses défauts et ce qui ne va pas. Elle comprend dans un reproche que c’est toute sa personne qui est remise en cause.
Dans la communication interpersonnelle, pour elle, le message porte sur les principes. Pour elle le message porte sur les personnes et les valeurs.
Elle préfère les relations objectives, intellectuelles et recherche la clarté. Elle souhaite des relations personnelles, empruntées d’intimité et elle recherche l’entente.
Elle peut souvent blesser les autres sans le vouloir et même sans s’en rendre compte. Elle peut chercher à éviter, à fuir les conflits à tout prix, car elle est mal à l’aise dans les conflits.

LES MOTS CLES
PENSEE (T) SENTIMENT (F)
Objectif Subjectif
Justice Harmonie
Froid Chaleureux
Impersonnel Personnel
Critique Compliment
Analyse Sympathie
Principes Valeurs
Conviction Persuasion
Juge Avocat
Fermeté Intimité – sentiment

3 – L’interaction avec le monde extérieur
Que je sois introverti ou extraverti, je suis toujours en relation avec le monde extérieur. Par conséquent, le monde extérieur m’influence et moi, à mon tour, j’influence le monde extérieur.
Il y a deux manières différentes de vivre ces interactions, deux styles de vie :
Ou bien j’adopterai un mode de vie bien structuré, bien organisé dans lequel j’ai besoin de savoir où je m’en vais et ce que j’ai à faire : c’est le JUGEMENT.
(Par rapport au monde extérieur j’apporte un jugement où j’ai besoin de maîtriser le monde qui m’entoure et de me maîtriser moi-même).
Ou bien, j’adopte un mode de vie plus souple où je vis au fil des évènements, en m’adaptant aux situations telles qu’elles se présentent : c’est la PERCEPTION.
LES CARACTERISTIQUES DE CHAQUE MODE DE VIE
JUGEMENT (J) PERCEPTION (P)
La personne qui a développé plus le jugement aime planifier ses journées, ses activités. Aime organiser, ordonner, classer, ranger chaque chose à sa place et que l’on respect l’ordre. La personne qui a développé plus la perception aime s’adapter aux circonstances, être flexible. Aime la profusion des choses. Elle est toujours à la recherche de quelque chose… (perdu)
Elle peut facilement donner ou remettre à sa place ce qui ne lui sert plus. Elle a horreur de jeter ou de remettre un objet dont elle ne se sert plus. Elle garde en pensant : « on garde, au cas où cela puisse servir… » Elle aime accumuler.
Elle prend plaisir à être bien déterminée : son principe : « pourquoi remettre à demain ce que je peux faire aujourd’hui ? ». Elle prend plaisir à découvrir les surprises, à explorer des nouvelles façons de faire. Son principe : «pourquoi faire aujourd’hui ce que je peux réaliser demain ? ».
Elle est habituellement à l’heure, a le sens de délais. A difficulté avec les horaires précis et à respecter les délais.
Elle est à l’aise avec des décisions établies d’avance. Elle aime avoir des limites, des divisions claires. Elle est à l’aise avec des options ouvertes ; aime la liberté et aime explorer sans limites.
Elle fait passer le travail avant la détente. Sait allier travail et détente.
Elle aime avoir le contrôle de sa vie et planifie à l’avance. Aime expérimenter la vie telle qu’elle se présente. Fait face aux détails à la dernière minute.

Il est à noter que c’est à cette dimension de la personne que se vivent tous les petits agacements de la vie quotidienne.
LES MOTS CLES
JUGEMENT (J) PERCEPTION (P)
Organisation Flexibilité
Décision Curiosité
Structure Au fil du courent
Conclusion Ouverture
Planification Découverte
Production Réception

LA DYNAMIQUE DE NOS PREFERENCE
Ce sont des forces qui existent en nous :
Il y en a une, le première qui se développe, qui est appelée DOMINANTE (Vers 6ans)
Il y en a une autre qui est l’AUXILIAIRE
La troisième s’appelle TERTIAIRE
La quatrième qui se manifeste en dernier, c’est l’OMBRE.
LA DOMINANTE
La fonction DOMINANTE constitue le pivot de toute notre personnalité, car c’est autour d’elle que se développe notre identité personnelle. Elle est la force mieux développée en nous. Elle est celle à laquelle nous faisons appel le plus souvent et celle qui est la première en terme d’habilité. C’est grâce à elle que je peux grandir dans la confiance en moi-même. Elle est aussi la première à apparaître en terme de chronologie (=dans l’évolution de notre vie). Elle serait déjà établie en nous à l’âge de 6 ans. Surtout, elle est vécue selon la mouvance de l’attitude préférée face à la vie (extraversion ou introversion).
L’AUXILIAIRE
C’est la fonction qui vient en aide à la dominante. Elle apporte l’équilibre, en venant compléter la fonction dominante dans deux sens :
Si la dominante est une fonction de jugement, l’auxiliaire sera une fonction de perception.
Si la dominante est une fonction de perception, l’auxiliaire sera une fonction de jugement.
S N= Perception
EQUILIBRE
T F= Jugement
L’équilibre est vécu au niveau de l’extraversion et de l’introversion :
Si la dominante est EXTRA, l’auxiliaire sera INTRO
Si la dominante est INTRO, l’auxiliaire sera EXTRA.
De Ai
Equilibre
Di Ae
La fonction auxiliaire a son développement en nous entre 12 et 21 ans.
LA TERTIAIRE
Cette fonction est le complément de l’auxiliaire dans ce sens qu’elle est l’opposée de l’auxiliaire sur la même dimension. Elle contribue à la stabilisation de la personne. Elle connaît son développement entre 21 et 35 ans. Elle complète aussi l’auxiliaire en termes d’extraversion et d’introversion.
L’OMBRE
L’ombre est une fonction enfouit profondément dans notre être. Elle demande beaucoup d’effort de la part de chacun pour être reconnu dans son aspect positif. Elle est aussi le lieu privilégié de la conversion, du renouveau et du changement. C’est elle qui permet de vivre les plus grandes expériences spirituelles.
Dans son aspect négatif, elle est le terrain privilégié de nos erreurs et de nos faiblesses. Elle est l’opposée de la dominante sur la même dimension et elle sert aussi à compléter la dominante dans le sens d’introversion et d’extraversion. L’ombre, vécue dans son aspect positif, apporte la sagesse. Elle se développe entre 35 et 50 ans et surtout après les 50 ans.
CONSCIENCE
1°Dominante (Fe)*
2°Auxiliaire (Ni)*

3°Tertiaire (Se)*
4°Ombre (Ti)*
INCONSCIENCE
*Exemple chez une personne de type ENFJ.
La joie du partage est immence
NOMS DONNES A CHAQUE TYPE PSYCHOLOGIQUE
* ISTJ : C’est l’ADMINISTRATEUR,
* ISFJ : Le PROTECTEUR
* INFJ : Le VISIONNAIRE
* INTJ : Le PERFECTIONNISTE
* ISTP : Le PRATICIEN
* ISFP : Le CONCILIATEUR
* INFP : Le ZELATEUR
* INFP : Le CONCEPTEUR
* ESTP : Le PRAGMATIQUE
* ESTP : Le BOUTE-EN-TRAIN
* ENFP : Le COMMUNICATEUR
* ENTP : L’INNOVATEUR
* ESTJ : L’ORGANISATEUR
* ESFJ : Le NOURICIER
* ENFJ : L’ANIMATEUR
* ENTJ : Le MENEUR.

LES TEMPERAMENTS
Les seize types psychologiques que nous avons vus sont basés sur les préférences, dans l’utilisation différente de nos forces intérieures. Ces forces, ce sont les attitudes fondamentales face à la vie, les fonctions psychologiques et l’interaction avec le monde extérieur.
1- L’ETUDE DES TEMPERAMENTS
L’étude des tempéraments est basée sur l’observation des comportements identiques, répétitifs qui conduit à une définition générale. L’étude des tempéraments est une description des traits caractéristiques, formant une famille cohérente. Cette étude est statique et décrit les manifestations extérieures de la personnalité, mais ne rend pas compte des motivations et du « pourquoi » des comportements extérieurs.
Deux psychologues américains, David Keirsey et Marilyn Bates ont proposé, à partir de cette étude de Myers Briggs, le regroupement en quatre (4) TEMPERAMENTS. Le point de départ est la dimension de la personne où se vivent les plus grandes tensions, donc sources de croissance.
SENSATION (S) INTUITION (N)
Les personnes qui ont développé le « S » :
Ce sont des personnes qui accumulent beaucoup d’observations et qui ont d’attention pour l’expérience concrète. Ces personnes ont besoin d’expérimenter à l’extérieur tout ce qu’elles ont accumulé en tant qu’observation, détails et expériences. C’est le « J » ou le « P » qui permet à ces personnes d’exprimer tout cela à l’extérieur. Pour certains, ce sera le « J », pour d’autres ce sera le « P ».
Celles qui sont « S J » restent bien ordonnées ; celles qui sont « S P » restent adaptables, ouvertes et souples, selon les préférences développées.
Les personnes qui ont développé le « N » :
Ce sont des personnes qui accumulent des projets pour l’avenir, elles sont orientées vers le « demain ». Elles s’aperçoivent des possibilités dans les personnes, dans les choses et dans les évènements. Elles ont accès au changement et à la nouveauté. Pour trouver l’équilibre, ces personnes ont besoin de porter un jugement sur tout cela. A cet effet, elles font recours aux forces de jugement : « T » ou « F ». La personne qui a développé « T » basera son jugement sur la logique et la recherche de la vérité. Celle qui a développé « F » basera son jugement sur des convictions personnelles, sur les valeurs et sur ce qui est bon pour les autres.
2- LES RICHESSES DES 4 FAMILLES DE TEMPERAMENTS
LE TEMPERAMENT « SJ »
C’est un tempérament dont la vie spirituelle est à l’aise avec une structure définie. La vie spirituelle s’incarne dans la vie de chaque jour.
LE TEMPERAMENT « SP »
La nature parle beaucoup aux personnes, qui aiment cultiver la confiance en Dieu et en sa providence. Ce qui peut les aider au niveau spirituel c’est d’avoir recours à des symboles et à des images.
LE TEMPERAMENT « NT »
C’est le tempérament où la réflexion et le raisonnement viennent en aide à la prière et à la vie spirituelle. C’est un tempérament qui dans la vie spirituelle a une très grande exigence de vérité : c’est pourquoi il trouve important de pouvoir exprimer des convictions personnelles.
LE TEMPERAMENT « NF »
C’est un tempérament où ce qui est d’importance décisive c’est l’implication personnelle, la personnalisation des expériences.
3- QEULQUES FAIBLESSES POSSIBLES POUR CHAQUE TEMPERAMENT
Les personnes « SJ » peuvent devenir rigides, dures, exigeantes et elles peuvent s’opposer à toute nouveauté. Leur grand sens du devoir peut les amener au surmenage. Elles peuvent devenir anxieuses, pessimistes, voir tout noir. Les « SJ » peuvent, parfois, se montrer obstinées, entêtées. Elles critiquent facilement, mais complimentent peu. Elles peuvent devenir sans pitié face aux plus petits manquements.
Les personnes « SP » peuvent être insouciantes, imprévisibles, versatiles (=d’humeur changeante) ; elles peuvent remettre indéfiniment à demain ce qui les ennuie ; elles peuvent avoir une vision trop courte des évènements et des situations, car elles se laissent trop prendre par le moment présent. Elles peuvent rencontrer des difficultés avec l’autorité.
Les personnes « NT » peuvent devenir hautaines, arrogantes et blesser les autres. Elles peuvent rencontrer de la difficulté à tenir compte des sentiments des autres et aussi à communiquer avec les autres, car elles se suffisent à elles-mêmes. Elles peuvent avoir de la difficulté à mettre en application et en exécution les projets qu’elles ont conçus.
Les personnes « NF » peuvent devenir hypersensibles si bien que quand on les attaque elles se sentent particulièrement atteintes et émues. Les critiques sont perçues comme une attaque à toute leur personne. Elles peuvent chercher vers l’angélisme et manquer, alors, de réalisme. Elles peuvent chercher à plaire aux autres à tout prix et elles peuvent créer des dépendances : rendre les autres dépendants d’elles.
Comment chaque tempérament se situe dans une société ?
LE « SJ » : LE STABILISATEUR
Quelques habilités particulières du tempérament.
Le tempérament « SJ » a le don d’établir des priorités, des règles, des horaires. Il est attentif aux détails ; il a le souci du travail bien fait ; le sens de la responsabilité. Il est persévérant : il va à bout de ce qu’il entreprend. Il est aussi patient.
Ce qui peut l’irriter ou l’agacer chez les autres :
C’est lorsque les autres n’ont pas le souci des procédures établies. Ou bien, lorsque les autres ignorent les échéances et ne savent pas apprécier son apport personnel.
Comment lui il peut irriter les autres ?
Par sa préoccupation pour ce qui ne va pas ou pourrait ne pas aller ; par ses critiques négatives ou par ses décisions prises avec trop de hâte.
LE « SP » : LE NEGOCIATEUR
Le tempérament « SP » a la capacité d’identifier et de résoudre ou solutionner les problèmes. Il y cherche une réponse immédiate ; il est capable de prendre des risques. Il est ouvert et flexible. Le moment présent c’est ce qui l’intéresse le plus.
Ce qui peut le gêner ou l’irriter chez les autres :
C’est lorsque les autres lui disent comment faire telle ou telle activité où comme elles ont été toujours faites. Quand les autres ne lui apportent pas des réponses à ses attentes.
Comment lui peut-il gêner les autres ?
En ne finissant pas ce qu’il commence ; en étant imprévisible dans ses réactions ; en étant impatient avec les théories, les objectifs et les buts fixés. En ne cherchant pas à tenir compte du passé et de l’avenir.
LE « NT » : L’ARCHITECTE
Il a la capacité de planifier les approches qui vont apporter les changements dans le groupe. La capacité aussi d’initier des projets-pilotes (=servir de modèle pour les autres). Il a le souci de la mission et une grande ingéniosité intellectuelle.
Ce qui peut le gêner chez les autres :
L’incompétence, les répétitions inutiles, les erreurs, qu’il juge souvent stupides, les actions illogiques.
Comment lui peut-il agacer les autres ?
En étant sceptique, en coupant les cheveux en quatre (=rechercher l’impossible), en blessant les autres par sa façon de parler ou d’être. En prenant la contribution des autres pour acquise ; en étant très exigeant par son impatience devant les problèmes personnels.
LE « NF » : LE CATALYSEUR
Il a la capacité d’aller chercher la participation des autres et il a le don d communiquer les normes, les règles de l’organisation. Il a la capacité d’apprécier les autres : pour lui, la coopération est très importante. Il cherche l’harmonie entre les personnes.
Comment les autres peuvent-ils les irriter ?
Lorsqu’il est traité de façon impersonnelle ou on ne lui adresse pas d’appréciations. Et aussi, lorsqu’il se sent obliger de se conformer.
Comment lui peut-il gêner les autres ?
En entreprenant trop de choses à la fois ; en prétendant que les problèmes n’existent pas. En ayant des favoris et un trop grand souci de plaire. En adoptant les priorités des autres plutôt que d’exprimer les siennes. En prenant position d’une façon émotive et moralisante. Il a du charisme pour attirer et entraîner les autres dans l’exécution d’une entreprise ou d’un projet, mais il doit constamment vérifier ses motivations, afin que les autres ne s’accrochent pas trop à sa personne.
CONCLUSION
Cette connaissance de soi n’a pas pour but de nous révéler une photo statique de nous même et de notre personnalité. Mais il est vrai qu’une part de nous-mêmes (notre tempérament, notre caractère) restera toujours la même ! Voici, donc, des points de repères qui pourront nous aider dans l’approfondissement de la connaissance de nous-mêmes.
1- Il y a des traits qui vont toujours nous définir, nous caractériser.
Je me retrouverais avec les mêmes tendances, les mêmes préférences. Mais nous avons découvert aussi un chemin de croissance, un appel au changement et à la conversion. La question que je dois me poser maintenant est la suivante :
Qu’est ce que je fais avec toutes ces données psychologiques ? Avec mes réactions spontanées ? Comment je vais tenir compte des autres ?
Ces questionnements c’est un appel à devenir plus responsable, pleinement responsable de ce que je suis. Déjà le fait d’avoir pris conscience de toutes ces forces qui m’habitent, m’aide à devenir plus responsable.
2- Mais où placer les expériences du péché dans ce tableau ?
Le péché ne se situe pas au niveau des réactions spontanées que je ressens en moi, ou dans les tendances qui se réveillent en moi ; il n’est pas non plus dans les limites ou dans les faiblesses dues à mon type psychologique ou à mon tempérament.
Il est plutôt dans l’intention ou la motivation qui m’anime ; dans la passivité ou la paresse face aux changements ou aux appels de la vie, surtout lorsque j’ai pris conscience que certains de mes comportements, de mes réactions ou de mes paroles blessent les autres.
Dans le refus de vivre selon les valeurs morales de la vie en société. Le péché est encore dans mon refus de changer, dans ma non-reconnaissance de l’autre ; dans la non-acceptation de l’autre, différent de moi ; dans les jugements que je porte sur les autres, différents de moi ; dans les préjugés que j’entretiens au sujet des autres ; dans tous les préjugés que j’accepte en moi-même.
3- La connaissance de soi et non seulement un travail de croissance de nos préférences, mais aussi une ascèse pour parvenir à un équilibre des différentes fonctions de notre personnalité.
La parole « ascèse » signifie « entrainement, effort de dépassement de soi ».
Exemple : des sportifs qui s’entrainent pour établir un nouveau record ou pour gagner u match : sans entrainement les chances de victoire sont petites.
La connaissance de soi exige aussi l’effort de concession, de renoncement jour après jour.
Un auteur dit : « Le jardin intérieur est parfois paisible ; on peut cueillir des fruits mûrs en se promenant dans la douce brise du soir. Il est parfois, aussi, un ravin sauvage, où coule un torrent grondant, un passage obscur aux arbres torturés. Dans ces passages difficiles un expérimenté est à recommander ».
Dans cette descente dans notre puits, nous expérimentons aussi que quelqu’un nous accompagne ; que la grâce de Dieu nous soutient et nous découvrons que la complémentarité est réellement une richesse. Ainsi nous réalisons le but de notre études : « nous accepter différents, différentes, pour nous aimer complémentaires ! »
EXTRAVERSION (Tendances/Caractéristiques)
- Se sent attiré par les demandes et situations externes,
- Prend son énergie auprès des autres et par des expériences externes,
- Agit, ensuite (peut être) réfléchit,
- Est souvent chaleureux, bavard, facile à connaitre,
- Exprime ses émotions,
- A besoin de relations,
- Donne de l’ampleur à la vie,
- Les E (extraverties) peuvent paraitre superficiels aux I (introverties).
- A besoin de l’I (introvertie) pour un équilibre.
INTROVERSION (Tendances/Caractéristiques)
- Sent une pression à cause des demandes et intrusions extérieures,
- Prend son énergie par des ressources intérieures et des expériences internes,
- Réfléchit, ensuite (peut être) agit,
- Est souvent réservé, tranquille, difficile à connaître,
- Retient ses émotions,
- A besoin d’isolement,
- Donne de la profondeur à la vie,
- Les I (introverties) peuvent paraitre solitaires aux E (extraverties)
- A besoin de l’E (extraverties) pour un équilibre.
SENSATION (Tendances/Caractéristiques)
- Aime les choses définies, mesurables,
- Commence au début, suit les étapes l’une après l’autre,
- Travail avec les pièces pour arriver au grand dessin,
- Regarde aux parties et pièces spécifiques,
- Vit dans le présent, profitant de ce qu’il y a,
- Préfère s’occuper des choses pratiques,
- Aime suivre les procédures et les routines établies,
- Les S (sensations) peuvent paraitre matérialistes et sans imagination aux N (intuition)
- A besoin de N (intuition) pour un équilibre.
INTUITION (Tendances/Caractéristiques)
- Aime les occasions d’être créatif,
- Commence n’importe où, saute les étapes,
- Etudie les grands dessins pour voir comment les pièces vont ensemble,
- Regarde aux modèles et à la relation entre les choses,
- Vit en vue du futur avec l’anticipation de ce qu’il pourrait être,
- Préfère imaginer les possibilités,
- Aime le changement et la variété,
- Les N (intuitions) peuvent paraitre aux S (sensations) comme inconstants, rêveurs, n’ayant pas de sens pratique,
- A besoin du S (sensation) pour un équilibre.
PENSEE (Tendances/Caractéristiques)
- Voit les choses en spectateur, depuis l’extérieur de la situation,
- Voit les conséquences à long terme,
- Trouve spontanément les défauts et il les critiques,
- Décide avec la tête,
- Marche d’après la logique (« la chose sensée faire est…,
- Concerné par la vérité et la justice,
- Analyse bien le plan,
- Les T (pensée) paraitre froids et supérieurs aux F (sentiment)
- A besoin du F (sentiment) pour un équilibre.
SENTIMENT (Tendances/Caractéristiques)
- Voit les choses en participant à l’intérieur de la situation,
- Voit d’une façon personnelle et immédiate,
- Apprécie spontanément,
- Décide aves le cœur,
- Marche selon ses convictions personnelles,
- Concerné par les relations et une bonne attente,
- Comprend bien les gens,
- Les F (sentiments) peuvent paraitre vagues et émotionnels aux T (pensées),
- A besoin du T pour un équilibre.
JUGEMENT (Tendances/Caractéristiques)
- Préfère un style de vie organisé,
- Aime l’ordre et une structure définie,
- Aime avoir un contrôle sur sa vie,
- Prend plaisir à être décisif,
- Aime avoir les limites et les divisions claires,
- Se sent à l’aise avec les décisions établies,
- Contrôle les délais, planifie à l’avance,
- Les J (jugements) peuvent paraitre exigeants, rigides et anxieux aux P (perceptions),
- A besoin de P (perception) pour un équilibre.
PERCEPTION (Tendances/Caractéristiques)
- Préfère un style de vie flexible,
- Aime aller avec le courant,
- Préfère expérimenter la vie à mesure qu’elle se produit,
- Prend plaisir à être curieux, à découvrir les surprises,
- Aime la liberté pour explorer sans limites,
- Se sent à l’aise avec des options ouvertes,
- Fait face aux délais par un élan de dernière minute,
- Les P (perceptions) peuvent paraitre désorganisés, désordonnés et irresponsables aux J (jugements),
- A besoin de J (jugement) pour un équilibre.
QUESTIONS REPONSES
1- Etes-vous naturellement toujours à l’heure ou vous arrive-t-il fréquemment d’être en retard ? A l’heure
1
2
3 En retard
4
2- Rangez-vous immédiatement après avoir fini un travail ou plus tard ? De suite
1 2 3 Plus tard
4
3- Exécutez-vous les listes de choses à faire ou vous contentez-vous de les écrire ? Exécute
1 2 3 Ecrit
4
4- Arrivez-vous à la gare en avance ou quand le train démarre ? En avance
1 2 3 Quand part
4
5- En général, savez vous d’avance ce que vous allez faire ou improvisez-vous le moment venu ?
Prévoit
1 2 3 Improvise
4
6- Jetez-vous facilement ou difficilement ce qui ne vous sert pas immédiatement ? Facilement
1 2 3 Difficilement
4
7- Bouclez-vous vos bagages dès qu’ils sont faits ou juste avant le départ ? Quand ils sont faits
1 2 3 Avant le départ
4
8- Quand vous avez à rendre un travail, le faites-vous à l’avance ou à la dernière minute ? A l’avance
1 2 3 Dernière minute
4
9- Vous faut-il du temps pour vous accoutumer à un changement ou cela vous-réjouit-il ? Du temps 2 3 Un plaisir
4

TERTIAIRE
S.e :
1 à 12 ans :
Se montre sociable, partage le fait et l’information, collectionne les objets, se livre collectivement à l’activité manuelle et sportives, a besoin de stimulation, s’ennuie vite, fait montrer beaucoup de curiosité.
12 à 20 ans :
Collectionne, développe travail manuel, a des activités avec les autres, prend des responsabilités, en raison de sa capacité à gérer efficacement les choses pratiques.
20 à 35 ans :
S’oriente vers le présent, utilise ses sens externes, partage avec d’autres de nouveaux intérêts (sport, artisanat), se soucie de l’ordre, de la précision.
35 à 50 ans :
A un sens croissant des détails, développe intérêt dans le travail manuel, aime précision dans ses activités, supporte mal inexactitude, imprécision, recherche la compagnie des autres.

S.i :
1 à 12 ans :
Prend plaisir à écouter, regarder, collectionner mais sans partager, se livre à toutes sortes d’activités artisanales, s’ancre dans le présent, est factuel.
12 à 20 ans :
Collectionne, fait des travaux pratiques, se montre digne de confiance, efficace, travail plutôt seul, a le sens de l’observation, fait preuve de précision.
20 à 35 ans :
Découvre le monde de sens internes, fait des collections, a des activités artisanales, accorde de l’importance aux faits, acquiert conscience de l’impact des relations avec les autres.
35 à 50 ans :
Prend plaisir à travailler de ses mains, recherche de informations précises pour prendre ses décisions, devient ponctuel, précis, a besoin d’être seul.
AUXILIAIRE
N.e :
1 à 12 ans :
Fait preuve d’imagination dans la vie sociale, est souvent celui qui propose de nouveaux jeux, s’ennuie dans la routine, est souvent rappelé au concret par ses parents, n’est pas très organisé.
12 à 20 ans :
Développe son imagination, échange en groupe pour avoir des idées, fait des plans sur le futur, rêve, oublie les détails, manque d’ordre, est plus intéressé par l’essence que les faits.
20 à 35 ans :
Rêve ou rêvasse, fait des plans sur le futur, oublie, fait montrer de créativité, apporte des nouvelles idées dans le groupe.
35 à 50 ans :
Montre davantage d’intérêt pour le futur, est créatif avec les autres, a moins le souci du détail qu’auparavant, d’où des oublis qui surprennent les autres.
N.i :
1 à 12 ans :
Se montre imaginatif et silencieux, ne partage qu’avec peu de personnes son monde intérieur, se rappelle difficilement les détails de cette période mais garde souvenir de l’atmosphère générale.
12 à 20 ans :
Explore le monde intérieur des idées, rêve, élabore seul des plans sur le futur qu’il explique ensuite aux autres, a de bonnes idées sous un aspect farfelu, est plus intéressé par l’ensemble que le détail.
20 à 35 ans :
A de l’imagination, aime explorer le futur et le bizarre, fait moins attention aux détails, travail seul, donne ses résultats à ceux qui sont intéressés, a moins d’ordre.
35 à 50 ans :
Développe goût pour le futur, et intérêt pour le spéculatif, a tendance à oublier des choses, fait preuve de moins d’obsession du détail, développe sa créativité, surtout seul.

Te :
6 à 12 ans :
Pose des questions pour comprendre avant d’obéir, fonde ses décisions sur base logiques sans chercher à plaire, ne fait les choses qu’avec une bonne raison.
12 à 20 ans :
A le sens de la justice, du « fair play », se détache des émotions, prend des rôles de responsabilité, se montre objectif et organisé au point que les autres peuvent croire à l’absence des sentiments.
20 à 35 ans :
Découvre la nécessité de prendre en compte ses besoins personnels, se montre plus assertif, risque d’éprouver sentiment de culpabilité quand les gens s’étonnent de ce nouveau comportement.
35 à 50 ans :
Développe son assertivité, se montre parfois agressif, hostile, éprouve du ressentiment d’avoir trop voulu aider, défend sa nouvelle liberté, est moins sensible aux critiques.
Ti :
6 à 12 ans :
Vit dans un monde intérieur bien organisé, partage ses idées avec peu de personnes, veut connaitre raison de tout, n’obéit qu’aux règles claires et impartiales.
12 à 20 ans :
Prend des décisions logiques, éprouve désir de commander de façon subtile et indirecte, poursuit des raisonnements personnels non expliqués aux autres, exprime son point de vue sans détour et risque ainsi de blesser.
20 à 35 ans :
Prend mieux en compte ses propres intérêts, commence à dire non ce qui surprend les autres et même soi, recherche du vrai moi intérieur, partage avec un nombre limité d’amis, cherche des preuves pas des croyances.
35 à 50 ans :
Se montre assertif, augmente sa capacité à dire non, développe logique, donne moins facilement accord pour préserver harmonie, étonne les autres par ce changement qui est peu exprimé, exprime son affection.
Fe :
6 à 12 ans :
Aime faire plaisir, est sensible aux besoins des autres, se montre vulnérable, éprouve fréquemment culpabilité, se blâme lui-même plutôt qu’être en colère, veut voir tout le monde heureux, exprime joie de vivre.
12 à 20 ans :
Elargit son réseau d’amis, développe des activités de groupe, a le souci des autres et de leurs besoins, spécialement les défavorisés, éprouve culpabilité de na pas faire assez plaisir aux autres, reçoit facilement des confidences.
20 à 35 ans :
Est plus sensible à l’influence des sentiments des autres, se montre sentimental, quelquefois proche des larmes, cherche à aider les autres, rencontre vulnérabilité en montrant ses sentiments, permet aux autres de découvrir ses sentiments intérieurs.
35 à 50 ans :
Développe une nouvelle sensibilité aux valeurs et aux personnes, en parle publiquement ce qui peut entraîner gêne pour soi et les autres, prend plaisir à exprimer et recevoir des sentiments, abandonne le rationnel exclusif.
Fi :
6 à 12 ans :
Obéit facilement, cherche à donner plaisir aux autres, joue seul, désire aider au point d’oublier son propre intérêt, se sent responsable de l’harmonie familiale, a une conscience délicate.
12 à 20 ans :
Développe ses sentiments mais sans le montrer si bien que les autres ne s’en rendent pas compte, aide les autres, est sensible à la peine d’autrui, éprouve des difficultés à dire non, sacrifie ses propres besoins pour faire plaisir.
20 à 35 ans :
Explore plus volontiers l’univers des sentiments, est plus facilement offensé, prend des décisions fondées sur valeurs personnelles.
35 à 50 ans :
Eprouve difficulté à se comprendre soi-même, prend davantage ses décisions sur valeurs personnelles, a plus de sensibilité aux sentiments des autres, exprime ses sentiments.

04
mai
11

EXHIBITIONNISTE

 

Il n'y a plus à dire !

Dans son sens propre c’est le désir de se montrer. L’envie de se montrer aux ….et parfois nu, est souvent étroitement associé au désir de voir : le voyeurisme. Ces deux tendances sont des pulsions partielles de la sexualité et contribuent, dans un développement psychique normal, à la satisfaction de l’aspiration au plaisir. Elles s’éveillent lors de la petite enfance, le plus souvent lors de l’attente d’un petit frère ou d’une petite sœur et marquent le début de l’exploration sexuelle de l’enfant. Il veut savoir comment naissent les enfants, et quel est le rôle de la différence de sexe. En s’exhibant devant l’autre sexe il attend en contre partie de pouvoir compléter l’anomalie de l’autre. L’enfant veut pouvoir établir des comparaisons lorsqu’il s’exhibe devant ses camarades de classe qui, à leur tour, doivent se dénuder. Le garçon, surtout aime se comparer avec un adulte et prioritairement avec son père. La fille fera de même avec une adulte et de préférence avec sa mère. On espère ainsi de voir des éclaircissements sur le développement de sa propre sexualité. Mais l’exhibitionnisme peut, indépendamment de la compétition qu’induit le voyeurisme, apporter des satisfactions. On se met en scène par ce qu’on aime susciter l’intérêt, la curiosité ou l’admiration. Une telle envie de se montrer peut éveiller un penchant à se donner en spectacle comme chez les acteurs, les hanteurs, les gladiateurs, … Tout individu créatif exhibe une part de lui-même dans ses réalisations, que ce soit en s’exprimant dans l’art, dans un système théorique, une vision du monde ou même une pensée scientifique.
Ceux qui rédigent leur autobiographie sont particulièrement révélateurs de ce penchant puisqu’ils vont jusqu’à confesser publiquement. Jean Jacques Rousseau qui se démasqua dans ses « Confessions » comme peu de gens l’avaient fait avant lui, pratiquaient occasionnellement cet exhibitionnisme considéré comme une perversion sexuelle.
L’exhibitionniste pervers montre ses organes devant des femmes qu’il ne connaît pas, mais beaucoup moins pour se valoriser que pour les choquer. De tels hommes sont très souvent beaucoup trop inhibés pour entretenir un rapport sexuel avec une partenaire. De tels actes compulsifs se manifestent chez des hommes jeunes ou âgés, c’est-à-dire à un moment où les rapports sexuels sont le moins faciles. Cette perversion n’existe pour ainsi dire pas chez les femmes, car les mœurs ont toujours laissé beaucoup d’occasion de se montrer depuis la mode du décolleté jusqu’au « strip-tease » professionnel.
Source : Ludwig Knoll, Encyclopédie de la psychologie pratique, France Loisir, 123, boulevard de Grenelle, Paris, 1980.

Que pensez-vous de notre société actuelle ?
Tout le monde s’exhibe, surtout les femmes qui osent monter leur « dos », leur « nombril », leur « cuisse », ….dans les lieux public, au marché, dans la rue, dans le taxi-brousse, …
Tout cela est devenu ordinaire. Et ce qui est ordinaire est normal. Donc, il n’y a plus de problème. En fait, tout le monde s’en fichent ! D’un coté, personne, à part les parents qui interdisent leurs enfants à ne pas faire une chose pareille, n’ose parler ou critiquer. Et d’autre coté, les hommes, surtout les « voyeurismes », admirent.
Le pire c’est comme si le « tabou » n’existe plus entre parents et enfants, frères et sœurs, tonton et nièce, cousin et cousine, …. La fille change ses vêtements devant son père, son frère, etc. Et vis versa.
Ainsi, il serait mieux de revenir à la façon de s’habiller des années 60 ou 70. Ou mieux encore à la façon où les paysannes s’habillent.

21
fév
11

DEVELOPPEMENT DURABLE A MADAGASCAR

Concept et enjeux du développement durable pour Madagascar.

La personne humaine, individu et collectif reste l’auteur et le centre d’intérêt de toute réflexion et tout projet de développement. Le phénomène de mondialisation oblige un pays comme Madagascar de conjuguer son développement socioéconomique national avec celui des autres pays dans le monde. L’étude doit se pencher vers un développement durable de chaque pays. Et on se demande quel est le concept et l’enjeu de ce type de développement pour Madagascar. Sur cela, nous allons proposer quatre points :

Premièrement, nous allons parler des faits qui existent à Madagascar actuellement ; deuxièmement, le concept du développement durable ; troisièmement, les enjeux de ce développement pour notre pays ; et enfin quatrièmement, quelques pistes pour améliorer la performance et la capacité d’exploitation du développement dans un esprit positif et optimiste.

 

Tout d’abord, quand on parle de développement, on parle aussi de modernité et de mondialisation. Modernité concerne trois domaines, qui sont : l’écriture, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, et la technologie de production des biens et des services. Ces techniques sont exploitées au moyen des différentes idéologies, suivant une vision de la vie et de la société et suivant l’intérêt visé : philosophique, socio-économique, politique, et théologique. C’est dans cet intérêt visé que le problème pour Madagascar réside si on parle du développement durable. Chaque personne cherche à s’enrichir sans se soucier de demain, c’est-à-dire de la génération future.

Il y a prétention de maîtriser et de dominer le monde avec la science et la technique. Il y a aussi l’orgueil intellectuel dans la manipulation des matériels. Par conséquent, il n’y a plus de collaboration et de partage. L’intérêt devient individuel et c’est chacun pour soi. Le lien entre l’économie, la société et l’environnement est donc brisé. Sur cela, nous pouvons dire que Madagascar se trouve dans un problème grave vis-à-vis du développement durable. Ce problème part du concept même de ce développement jusqu’à sa mise en œuvre. Quel est ce concept et comment se présente t-il pour notre île ?

 

C’est ce que nous allons voir tout de suite après cette constatation des faits.

 

Un concept est une représentation intellectuelle d’un objet conçu par l’esprit. C’est aussi une définition des caractères spécifiques. Pour Madagascar, deux types de comportements se présentent et influencent la réflexion sur le développement. Il y a tout d’abord ceux qui sont animés par le mythe de l’âge d’or ancestral. C’est la majorité de la population rurale renforcée par les détenteurs de pouvoir traditionnel avec ses avantages qui sont de ce groupe. Il y a ensuite ceux qui sont animés de la modernité. Fuir de façon volontaire ou involontaire le village, abandonner tout ce qui est traditionnel. Ce sont généralement  la population urbaine et les jeunes qui sont de ce groupe.

Ensuite, pour Madagascar, seul le monde minoritaire urbain profite de l’avantage du développement. Cette minorité représente souvent l’initiateur et l’acteur du développement dans le domaine où elle est capable. Or, le développement est dit durable lorsqu’il y a équilibre entre la société, l’environnement et l’économie. Ce qui veut dire que chaque société urbaine et rurale doit être acteurs et actifs du développement, mais non pas la société urbaine seulement. Nous pouvons donc dire que le concept du développement durable pour Madagascar est encore flou. La représentation intellectuelle de ce type de développement n’est pas claire pour tout le monde. Certains ignorent même son existence. Cela nous mène à voir les enjeux du développement durable pour Madagascar.  

 

Quel sont les enjeux si le concept du développement durable pour Madagascar est encore flou ?

 

Les enjeux du développement durable pour Madagascar partent toujours du fait qu’il y ait un développement à double vitesse. D’un coté, le développement semble  être imposé et qui ne concerne qu’une minorité de la population. Les paysans se considèrent et sont considérés comme acteurs passifs dans la conception et dans la réalisation de son propre développement. Et la résistance persiste jusqu’à nos jours. De l’autre coté, le développement est apporté par un dynamisme extérieur forcé. L’éducation et l’enseignement sont les moyens de socialisation par excellence de ce développement forcé. Ce dynamisme extérieur constitue la cause d’un malaise persistant dans la conception du développement socioéconomique du pays. Le complexe est surtout enraciné dans la culture et dans  la mentalité. Il se traduit par le rapport entre « vazaha » et « gasy », « andafy » et « local », « vita vazaha » et « vita gasy », etc. Aussi, il est nécessaire de rééquilibrer les pouvoirs entre les priorités économiques et les  impératifs sociaux et écologiques, en  intégrant des obligations de respect de l’environnement et des normes sociales dans le mécanisme des marchés financiers.  Remettre l’homme au cœur de l’économie est une priorité d’une part et d’autre part  une implication de tous les groupes socio-économiques. La réalisation effective des objectifs du développement durable, ne peut aboutir que si l’ensemble des acteurs de la société agit en commun : les entreprises privées, publiques, les associations, les ONG, les syndicats et les citoyens ainsi que l’Etat.

Il faut rééquilibrer les forces économiques de l’île. Les pays en voie de développement sont trop endettés et freinés dans leurs échanges commerciaux pour consacrer l’énergie et les moyens suffisants à l’éducation, la santé et la protection de l’environnement. Il faut mettre en œuvre toutes les conventions et les accords multilatéraux sur l’environnement, en créant  une institution internationale chargée de faire respecter les obligations souscrites par les Etats. À l’instar de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui gère les échanges commerciaux, il faudrait une Organisation Mondiale de l’Environnement pour gérer les problèmes écologiques.

 

Ainsi, la mise en place du développement durable s’avère difficile, voir même impossible. Si on essaie de mettre l’accent sur le développement qualitatif, c’est à dire la qualité, la quantité ne sera pas suffisante. Il n’y aura pas de développement économique de la vie. Si on se concentre uniquement sur le développement quantitatif, c’est à dire l’amélioration du niveau de vie, alors la mentalité et les droits humains seront mis à coté. La formation, l’éducation et l’enseignement sont des voies et moyens nécessaires pour un développement à condition que l’on sache profiter de ses avantages. Mais ce ne sont que des dynamismes extérieurs. Il manque la prise de conscience continuelle et la maîtrise des sciences et des techniques. Le problème réside ainsi dans le fait de les mettre ensemble. Il ne faut pas négliger un seul élément pour que le développement soit durable. C’est à dire voir et analyser ensemble le lien entre la société, l’économie et l’environnement.

 

Voilà en ce qui concerne les enjeux du développement pour Madagascar. Maintenant, nous allons essayer de donner quelques pistes pour améliorer la performance et la capacité d’exploitation du développement dans un esprit positif et optimiste.

 

Un véritable développement englobe le développement qualitatif et le développement quantitatif dans tous les domaines : sociales, économiques, politiques, religieux et culturels. Pour le développement qualitatif à Madagascar, nous devons avoir une vision optimiste et un esprit positif. Il faut donc chercher le changement et améliorer la vie par toutes les sortes de savoirs. C’est à dire un changement positif de mentalité par la science et la compétence ; renforcer les relations humaines tout en étant conscient du respect des droits humains. Lutter contre la pauvreté,  opter pour l’ouverture socioculturelle, et insister sur l’efficacité des activités économiques. Il nous faut un développement de tout homme et de tout l’homme par le développement socio-économique et culturel.

Tout cela ne suffit pas, il faut penser en même temps au développement quantitatif. C’est à dire le développement économique de la vie, l’augmentation des richesses générales et l’amélioration des niveaux de vie : nourritures ; habillement ; logements ; sécurité et éducation de bases. Il faut voir en plus la possibilité et la capacité d’exploitation des moyens techniques modernes. Pour que le développement à Madagascar soit donc durable, il faut penser au développement qualitatif et quantitatif.

 

En général, Madagascar doit travailler sur le changement et l’amélioration de la vie par le savoir et le développement économique. La prise de conscience continuelle et la maitrise des sciences et des techniques sont nécessaires. Il y a déséquilibre entre la société, l’environnement et l’économie. Seule une minorité de la population se présentent comme membres actifs du développement par rapport au monde rural. La plupart sont passifs car le concept même du développement durable est flou. Bon nombre de personnes n’ont pas compris sur ce qu’on entend par développement durable. La réalisation effective des objectifs du  développement durable aboutie si l’ensemble des acteurs de la société agit en commun.

21
fév
11

CONFLIT DE GENERATION A MADAGASCAR

CONFLIT DE GENERATION

PLAN :

  • Définition du mot « conflit »
  • Définition du mot « génération »
  • Définition « conflit de génération »
  • Origine
  • Conséquences
  • Avis personnelle

Définition du mot « conflit »

On entend par conflit, toutes sortes de mésententes ou dissociations entre deux individus ou groupe de personne. Le mot conflit intervient dans le cas où il y a divergence entre des idées ou des sujets à discuter entre ces derniers.

Définition du mot « génération »

Une génération est un groupe particulier dont les membres partagent une proximité en âge et ont traversé, à des étapes déterminants de leur développement, des événements de vie semblables. Caractériser les générations revient donc à identifier ces expériences particulières ainsi que les événements et cadres sociaux auxquels ils réfèrent.

La génération se subdivise selon l’âge dans lequel nous sommes nés. Donnons par exemple celui de nos parents. La plupart d’entre eux sont nés entre le milieu des années 1960 et la fin des années 1970. Mais il y a aussi notre génération que nous l’appelons tous « génération 1980 » et sans oublié la génération qui nous suit. Elles ont toutes  leurs différences et possèdent leurs propres caractéristiques.

Définition « conflit de génération »

Le conflit de génération est donc une opposition entre les générations différentes selon un contexte. C’est-à-dire que des changements ont été portés ou accompagnés par une diversification croissante des attitudes et des valeurs d’une classe d’âge

Origines

De nos jours, le conflit de génération cause beaucoup de problèmes dans la société que parfois il est très difficile de les résoudre. Mais quelles en sont donc les origins de ce problème? Voice alors quelques exemples concrets:

En premier lieu, la strate sociale engendre le conflit de génération dans la plupart des familles de notre époque. Beaucoup des parents n’acceptent pas que leurs enfants se marient avec des personnes d’autres srtates sociales. C’est certainement dans ce domaine que le conflit entre la génération des parents et celle de leurs enfants apparaît. Pourtant, actuellement, il est très difficile de distinguer des personnes dans telles ou telles strates,

Ensuite, l’existence de différentes ethnies cause le conflit de génération. D’ailleurs, les malgaches prennent bien attention à ce sujet.

Par ailleurs, l’évolution de la vie en société marque le problème de génération parce que celle d’avant n’arrive pas souvent à comprendre les attitudes et comportements de la génération d’aujourd’hui.

Conséquences

D’après les origines que nous avons énoncé, nombreux  sont les conséquences qui peuvent subsister devant un conflit de génération. A savoir:

  • Désordre et instabilité familial (exemple: entre parents et enfants)
  • Ecart entre parents et enfants
  • Changement de comportement (côté négatif)
  • Insuffisance d’évolution
  • Perte des valeurs, us et coutumes
  • Fugues (parents et/ou enfants)

Avis personnelle :

  • Une bonne communication doit être instaurée  au sein de la famille et/ou entre chaque génération différente pour éviter le conflit (échange, partage, etc).
  • Devant la vie en société, le respect et la confiance devraient être mise en valeur pour qu’il y ait  une cohésion et une affection.
  • Malgré tout cela, chacun doit prendre sa place au sein de la société et doit se mettre à la place de l’autre.
20
juil
10

LE SILENCE

Elle regarde et écoute avec attention !


LE SILENCE
Dans toute société, la communication est toujours présente. L’homme ne peut se passer de la communication, en tant qu’être social et il ne cesse de chercher les moyens pour qu’elle soit efficace. Ici, on dit qu’ « une communication efficace dépend largement des silences parce que les gens parlent à tour de rôle et doivent se taire pour écouter. » Quelles sont alors les conditions nécessaires pour qu’une communication soit efficace ? Pour pouvoir répondre à cette question, nous allons voir successivement le plan suivant : tout d’abord, la communication efficace dépend du silence. Ensuite, elle dépend du message et du savoir écouter. Et enfin, son efficacité dépend de la personne, de son savoir et de la circonstance.

Le message est le moteur de la communication. Tout phénomène n’existera pas tant qu’il n’est pas là. La réussite de la communication dépend de la bonne organisation et de la bonne préparation du message. Ce message peut être positif ou négatif selon la situation ou le phénomène que l’émetteur l’envoie. Son efficacité dépend du moyen de communication que l’émetteur utilise. C’est-à-dire que le message dépend de la façon où l’émetteur utilise. Sur cela, il a besoin de faire un codage avant de l’envoyer. Le codage aide le récepteur à bien comprendre le message. Il permet également à l’émetteur de bien dire ou diffuser le message pour que le récepteur puisse le recevoir et le comprendre.
Si le récepteur ne comprend pas le message que l’émetteur envoie, c’est normal qu’il fasse silence. A ce moment là, la reformulation de la part de l’émetteur est nécessaire. C’est une technique importante qu’il ne faut pas oublier. Elle constitue un processus de vérification et implication du respect de la personne. Si l’émetteur ne l’utilise pas, le récepteur sera perdu au milieu de la somme d’information que l’émetteur diffuse. La reformulation peut porter également sur le propos et l’échange par deux ou plusieurs informations. Elle contient de plus une vertu psychologique obligeant l’émetteur à écouter. Ainsi, le silence doit être présent car les deux protagonistes parlent à tour de rôle. Nous pouvons donc dire que la communication efficace dépend aussi du message.

Comme le sujet l’indique, le silence est une des moyens qui rend la communication plus efficace mais il ne faut pas sous estimer l’écoute attentive. Elle est l’un des éléments important pour faire réussir la communication. Tout ceci nous dicte que la communication efficace ne dépend pas seulement du silence mais il s’avère nécessaire aussi de prendre en compte l’écoute et la compréhension. Puisque nous parlons tous à tour de rôle, nous devons tenir compte que le silence n’est pas du tout suffisant car il peut bien vouloir dire autres choses puisque nous ne savons pas ce qui est réellement dans la tête des autres. Donc, les autres peuvent bien être ailleurs, pensent à autres choses. Dans une réunion, par exemple ; normalement, lorsqu’une personne parle, nous devons tous se taire et l’écouter, mais est ce réellement le cas ? Toujours, nous ne pouvons pas échapper à des petits bruits qui peuvent entraîner une défaillance de communication, surtout lors d’une réunion, elle finisse parfois dans des disputes et des débats. Ce qui est dans ce cas, la solution s’est de respecter le silence qui peut orienter la réunion vers un autre sens avec une écoute plus attentive des autres. Mais savons écouter les autres ?
Sachez qu’on peut tous entendre et écouter, sauf que la manière dont on le perçoit ne sont pas toujours le même. Disons qu’une personne semble très attentif envers vous et qu’elle a l’air vraiment vous écouter, alors qu’enfin de compte, cette personne ne pense qu’à chercher des mots sur ce qu’elle allait répondre ou pense à autre chose qui n’a rien avoir avec ce que vous parlez. Dans ce cas, nous ne pouvons pas dire que la personne vous écoute réellement. Mais une personne qui écoute réellement va essayer tout d’abord de vous comprendre, surtout sur le sujet que vous avez abordé. Puis se sentir à votre place. Et celle-ci demande de silence de la part de celui qui écoute pour mieux se concentrer sur ce que l’autre dit. Ce qui montre que la communication ne passe pas sans le silence et le savoir écouter. Ainsi, dans l’efficacité d’une communication, nous ne pouvons pas minimiser le savoir écouter et à la fois le silence. Il reste important et s’avère nécessaire surtout lorsque nous sommes en état de silence tout en écoutant les autres.

Pour qu’une communication soit efficace, il y a plusieurs conditions. Il y a le silence parce que les gens parlent à tour de rôle. Dans un dialogue par exemple. Il y a le message à envoyer car sans le lui il n’y a pas communication. C’est le sujet principal de l’échange entre deux personnes ou deux groupes de personne. Mais il y a aussi le savoir écouter et surtout la circonstance. Il ne faut donc pas ignorer la circonstance si nous voulons qu’une communication soit efficace. Cela implique le savoir faire de la personne qui envoie le message. Elle doit savoir adapter son message à la situation qui se présente. Dans une église, quand le prêtre ou le pasteur fait l’homélie, il est normal que les fidèles respectent le silence. C’est vrai que la communication, à ce moment là, est unidirectionnelle, mais elle implique quand même le silence, le savoir écouter et le moment favorable. Il n’y a jamais eu de prière où les fidèles, du début jusqu’à la fin, ne font qu’écouter. Une communication efficace dépend donc du silence mais avec du message bien clair, le savoir écouter dans un moment précis et bien définit.
La durée de ce silence varie d’une situation à une autre. Le silence dans un dialogue ne dure que pendant le moment où l’autre personne parle. Mais pour une question qui se pose et qui mérite réflexion, elle dépend de la capacité intellectuelle de la personne à qui on a posé la question. A ce moment là, le silence peut durer moins d’une minute ou plus. Nous pouvons dire, par conséquent, que le silence dépend aussi de la personne. Il est vrai que le silence pour chaque personne a des différentes significations ; il est l’indice de la colère chez les bavard, indice de la peur pour les enfants en face de leurs parents ou les subordonnés envers leur patron mais il n’est pas du tout mauvais. Le silence construit tout, soutien tout et aide la personne à réfléchir. Une communication efficace dépend donc du silence mais un silence de la personne qui écoute, qui réfléchit et qui comprend dans un moment bien déterminé.

Pour conclure, nous pouvons dire que la communication efficace ne dépend pas seulement des silences. Elle dépend aussi de la personne qui envoie le message ou qui le reçoit. Elle dépend aussi du moment où on communique. Nous avons vu aussi que le savoir écouter et les messages sont des éléments important qu’il ne faut pas minimiser pour que la communication soit efficace. Il faut que la personne, tout en écoutant silencieusement, réfléchisse et comprenne le message. Ainsi, la communication sera toujours efficace. Mais est ce suffisant pour que le message en tant que tel passe bien ? Le codage et le décodage ne sont ils plus nécessaire ? Comment se présente ce silence devant une personne muet ou qui ne peut pas parler à cause d’une maladie ?

20
juil
10

POLITIQUE

Politique
C’est la loi des plus forts ou des faibles ?

fort ou faible ?


Par définition, c’est la régulation de la vie communautaire dans une vaste communauté, au sens original du mot « polis » qui en Grec signifie la cité, mais aussi les débats qui ont lieu dans une société organisée en Etat ou entre les peuples. La politique est faite par les hommes et pour les hommes, et est conditionnée par le psychisme de ce qui l’élabore ou la subisse.
Il y des individus que leurs caractères prédisposent à être des chefs et d’autres à être dominés. Ces dirigeants sont souvent plus assoiffés de pouvoir et de célébrité que du bien de leurs concitoyens. Ils peuvent alors être grisés par leur ascension jusqu’à en devenir paranoïaques. Beaucoup ne sont que représentants d’intérêts de certaines personnes ou de certains groupes qu’ils représentent comme étant les intérêts du plus grand nombre. Mais quels que soient leurs mobiles conscients, ceux seront toujours perturbés par des forces inconscientes générées par les besoins affectifs ou les complexes personnels.
Ainsi l’homme politique est souvent plus séduits par un succès immédiat que par un but à long terme. La rivalité peut parfois rendre impossible tout travail en commun. L’adhésion des masses peut provoquer une vive satisfaction alors que la raison inciterait à reconnaitre le manque de jugement de ces mêmes masses. Un politicien est suivi bien moins à cause de ses compétences réelles que grâce à ses dons de stimuler l’émotion.
Hitler dut son ascension, non pas au fait d’être réceptif aux forces inconscientes d’une grandes partie du peuple en période de crise et sa façon de les exploiter en bon démagogue, mais plus à un regroupement des gens qui le poussèrent au pouvoir pour en bénéficier dans l’ombre. Il s’agit là d’individus qui ne pouvaient espérer conquérir ce pouvoir pour eux- mêmes, même si certains d’entre eux s’y essayèrent et s’y cassèrent les dents.
La base de tout pouvoir politique est le suivisme de ceux qui le subissent car les contraintes extérieures ne sauraient les garantir longtemps. La menace de répression elle-même a moins d’effet en tant qu’éventuelle punition que comme génératrice d’une angoisse préventive : se tenir isoler du groupe et être exclu par lui. La plupart des gens ne se sentent en sécurité que dans un groupe où ils bénéficient d’une direction qui leur évite les affres de la responsabilité, et les absout des fautes qu’ils commettent. Les conflits politiques sont en partie des conflits entre des groupes rivaux, de telle sorte que le gouvernement d’un Etat est avant tout la recherche d’un consensus entre des groupes dont les intérêts divergent. Et tout cela n’est obtenu qu’en éveillant des sentiments communs que ce soit l’amour, ou l’identification entre les membres, ou la haine qui est alors détournée vis-à-vis d’un « groupe mauvais objet » maintenu à l’écart de la communauté.
Les difficultés rencontrées par une psychotechnique politique, qui viserait à exploiter méthodiquement les besoins et les sentiments de chacun dans l’intérêt du pouvoir, sont dues au côté imprévisible de psychisme humain. Une frénésie qu’on a laissée se développer dans un but bien déterminé peut acquérir une telle force qu’il n’est dès lors plus possible de l’endiguer comme, semble-t-il, pendant la révolution culturelle chinoise. Elle put alors produire l’effet inverse de celui escompté.
La tentative de soumettre toute forme de communauté au pouvoir politique se heurte à la résistance de ceux qui perçoivent avant tout comme des individus, soit parce qu’ils se sentent incapable de vivre en communauté ou parce qu’en tant qu’artistes scientifiques ou penseurs ils ont besoin pour leur création d’une grande marge de liberté.
D’une certaine manière, l’histoire politique est une réplique de l’histoire de l’individu. Le chef tient la place du père que l’enfant craint, admire, aime et hait jusqu’au désir de meurtre. En grandissant, l’enfant se révolte contre le père, de même que les révolutions sont fomentées contre les puissants.
Les différences de caractères entres les individus dont dépendes les différences de comportement ont leurs corolaires dans ce qui distingue les peuples les uns des autres. On remarque ainsi que les Américains sont plus attirés par les confréries, que les Français se révoltent facilement et que les Allemands sont sujets à des attitudes autoritaires. De même que dans l’histoire des individus les influences et les expériences marquent le caractère de chacun, de même la vie des peuples façonne petit à petit leur caractère national.
Il est bien évident que la psychologie ne peut rendre compte de tous les domaines du politique. Mais le contraintes économiques et sociales qui sont souvent au centre des théories politiques, comme celle de Karl Marx par exemple, et qui si souvent ne définissent que des idéaux font trop souvent oublier les données de base du psychisme humain qui interviennent en politique comme dans tous les actes des hommes.
Sources :
LUDWIG Knoll, Encyclopédie de la psychologie pratique, France Loisir, Paris 1980.

08
fév
10

c’est tellement rare de trouver un bestiol comme celui ciez nous à Madagascar. Il est fort probable que l’un d’entre vous l’a

déjà vu mais pour la plupart je crois que non ! alors nous l’avons mit ici pour que tous le monde puisse en profiter. c’est pour cela que nous avons dit qu’il faut avoir la curiosité de découvrir le monde .

c'est extraordinaire !

elle fait partie des rares espèces !

06
fév
10

LA CURIOSITE

Avez-vous la curiosité de découvrir la nature ?
En fait, la curiosité c’est le désir des nouvelles expériences particulièrement sensibles comme le contraire de la persévérance dans les habitudes et les traditions. La première curiosité de l’être humain se porte sur ses caractéristiques sexuelles et celles du sexe opposé. Ce désir exploratrice provient, en fin de compte, des pulsions partielles du voyeurisme et de l’exhibitionnisme qui s’éveillent avec la curiosité sexuelle de l’enfant.
Dans le livre des contes, le sphinx demandait à Œdipe : « Quel est l’animal qui marche à quatre pattes le matin, à deux pattes à midi et à trois pattes le soir ? » La réponse était : « l’homme, qui marche à quatre pattes enfant, se tient en position débout adulte et s’appuie sur une canne lorsqu’il est vieux. » Cette énigme recouvre la question : « d’où vient l’homme ? »
Nous ne pouvons appréhender le monde autour de nous qu’en comptant sur nous-mêmes. Dans toutes les choses que nous cherchons à comprendre nous cherchons d’abord à comprendre notre rapport à elles. C’est pour cette raison que la curiosité est toujours une attitude qui n’existe pas sans son contraire, et incite à la confiance. Mais ce que la curiosité nous permet de découvrir doit un jour aussi nous inspirer confiance. La chasse à la nouveauté pour la nouveauté serait une passion incomplète.
C’est pour cela que notre question se pose comme suit : avez-vous la curiosité de découvrir autres choses qui n’ont pas de rapport direct à vous ?
Je vous présente le « Voatandroka » (Voa vient du mot Voangory qui veut dire … et Tandroka veut dire corne.) Il vient d’Ikongo, coté Sud-est de la région Haute Matsiatra (Fianarantsoa – Madagascar). Et nous-mêmes qui vient de là-bas ne l’avons vu que pour la première fois. En passant dans la rue, au plein milieu de la brousse, nous avons vu des enfants qui jouaient avec. Ils l’en servent comme des joués. Ils les font battre l’un contre l’autre, comme le combat de coq en ville.
En fait, le « Voatandroka » se loge sous les bambous. Ils vivent en famille et même en groupe comme nous les êtres humains. Les mal ont des cornes tandis que les femelles n’en ont pas. De la même famille ou du même groupe, ils ne se battent pas. Comme s’ils se connaissent entre eux. Il fallait donc se déplacer et chercher une autre famille pour qu’ils se battent. Ils se battent comme des bœufs et des rhinocéros. Nous avons ramené une à Fianarantsoa rien que pour le montrer aux gens. Et nous l’avons surnommé « Rhino ». Il était avec nous pendant cinq jours, vivant et mangent des herbes. Nous l’avons porté avec nous à Antsirabe pour la même raison qu’auparavant. Et deux jours après, il est mort. Et maintenant il nous sert de décoration. En le voyant posé sur la table, chaque visiteur qui entre chez nous est surpris et demande ce que cela doit être.
En bref, il ne faut jamais fermer les yeux. Il faut toujours l’ouvrir pour voir tous ceux qui nous entourent. Ils sont tous merveilleux et étonnant car Dieu les a crée. Même quand vous voyagez, essayer de ne pas s’endormir car vous avez payé, non seulement pour aller d’un endroit à un autre, mais aussi pour contempler tous ce qui est tout au long du parcours.

Le voatandroka fait partie des insectes rares.

on peut le tenir dans la main !




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