Systeme éducatif de Madagascar

Peut être que l’un de vous fait une recherche sur le système éducatif malgache. Peut être que les autres, par une simple curiosité, veulent en savoir plus. C’est la raison pour laquelle je me suis donné la peine de vous écrire cette page. Je ne l’ai pas inventé ! Je fais seulement une copie en essayant de le résumer autant que possible. Je l’ai tiré d’un document que je suis moi-même le titulaire. Un document que j’ai eu lors d’un séminaire à Fianarantsoa en l’année 2005. Ce séminaire a eu lieu au Centre Salésien d’Etudes et Recherches, Saint Thomas d’Aquin, Ankofafa-Fianarantsoa et a été présenté par Mr Ignace RATSIMBAZAFY.

LE système éducatif Malgache

Tout d’abord qu’est ce qu’un système éducatif ?

Combien pour cent des élèves arrivent à l'école supérieure spécialisée comme cela?
Combien pour cent des élèves arrivent à l'école supérieure spécialisée comme cela?

Un système est un ensemble d’éléments différenciés et interdépendants qui intègre, accomplit et renouvelle un cycle d’activités en utilisant des ressources dans le but de produire des résultats déterminés.

Chaque système contient des éléments séparés spécifiques mais forme un tout. La déficience de l’un des éléments perturbe le système. Le système éducatif est donc un ensemble d’éléments différentiés et normalement interdépendants qui sont censés produire des résultats déterminés. Pratiquement c’est un ensemble des services intégrant et accomplissant un cycle renouvelé d’activités en utilisant des ressources propres en vue d’objectifs spécifiques et spécifiés. Parler du système éducatif Malgache c’est parler de ses différents éléments, de leurs spécificités et des résultats attendus et observés.

LES LOIS D’ORIENTATIONS :

Les lois d’orientations définissent les finalités et les objectifs des différents systèmes. Les différentes recherches ont montré que dans chaque pays, il y a toujours continuité de politique malgré les diversités des formes. Pour Madagascar, dès le début de son histoire, le système éducatif avait un objectif économique d’abord et social ensuite.

AVANT LA COLONISATION, Radama premier qui fut à l’origine des écoles avait demandé aux anglais « des personnes de métier et de talent qui pourraient faire de son peuple des ouvriers et de bon chrétiens ». (RABARY, Ny martiora malagasy)

LA COLONISATION va renforcer cette option économique de l’éducation. La France voulait faire de Madagascar le débouché privilégié des industries françaises et un réservoir de ressources naturelles pour les colons qui travaillaient sur place.

APRES L’INDEPENDANCE, la première république maintient un seul ministère de l’éducation national qui avait à l’échelon central quatre directions :

La direction de l’enseignement secondaire

La direction de l’enseignement primaire

La direction de l’enseignement technique

La direction de la jeunesse et des sports

Pendant la deuxième république, le système éducatif s’est vu confier un rôle trop politique et idéologique. La malgachisation à outrance qui se voulait être l’expression exclusive du nationalisme malgache avait exclu de la vie publique tout ce qui s’apparentait à la colonisation. La révolution de mai 1972, issue du monde scolaire se vit confisquer par l’armée et la division entre tribus, castes et classes finit par tout détruire. Le système éducatif de la deuxième république n’a pas pu réaliser la relation éducation-environnement économique et se vit critiquer ouvertement.

Pendant la troisième république, la nouvelle loi va être à dominante politique et philosophique. Elle reprend le principe de l’Etat-Educateur tout en faisant une petite ouverture vers le partenariat.

L’éducation est un acte social. La loi 94-033 Chapitre II. Article 22 à 41, de la troisième république affichait l’ambition de tenir compte des besoins sociaux-éducatifs dans le but d’étendre l’adéquation du système aux réalités économiques, sociales et culturelles. Pour ce faire, le système éducatif a été organisé en 4 sous systèmes : l’éducation fondamentale, l’enseignement secondaire général, l’enseignement supérieur et la formation technique et professionnelle.

A suivre…