DEVELOPPEMENT ET MODERNITE

Parfois on se demande comment les apprécient la situation du monde actuelle en ce qui concerne la modernité, la globalisation, le développement : ce qu’ils ont vu, entendu, compris à propos de ces différents phénomènes. La technologie est présentée comme moteur principal de la vie humaine moderne, socioéconomique, culturelle, politique et religieuse. C’est de cette modernité à Madagascar que nous allons expliquer dans cet exposé. Nous allons voir respectivement le plan suivant : tout d’abord, nous allons essayer de voir la tradition et modernité à Madagascar. Ensuite, nous allons analyser la modernité et le développement à Madagascar. Et enfin, nous verrons quelques créations ou renforcement des forces modernisantes.


I – COLONISATION OU LA FORCE MODERNISANTE : DYNAMIQUE EXTERIEURE
A – Héritage culturelle et historique colonial :
Mondialisation et développement vont de paire dans le sort et la destinée de notre pays. La colonisation marque le point de changement ou de rupture (de façon brutale) dans le processus du développement culturel, socio économique et politique. Le mythe de la mission civilisatrice des pays occidentaux comme la France du 18 et 19e siècles constitue l’idéologie motrice. L’idéologie développementaliste de la puissance coloniale va de paire avec la mission civilisatrice culturelle.
La création des écoles, celle des infrastructures de Tic (technologie d’information et de communication) de transport ont eu lieu grâce ou malgré les initiatives des puissances occidentales (appuyées des apports techniques modernes du transport, par exemple, de l’avancée des connaissances scientifique et technique). Comme pour d’autres pays anciennement colonisés en Afrique, en Amérique latine, en Asie, la modernité du pays de Madagascar vient alors d’une dynamique extérieure.

B – Héritage de malaise dans le développement :
Une dynamique extérieure forcée. L’éducation et de l’enseignement sont les moyens de socialisation par excellence de ce développement forcé. Cette dynamique extérieure constitue la cause d’un malaise persistant dans la conception de développement socioéconomique du pays. Le complexe est surtout enraciné dans la culture et la mentalité. Il se traduit dans le rapport entre « vazaha » et « gasy » ou entre « andafy » et local, « vita vazaha » et « vita gasy ». Un développement imposé qui ne concerne qu’une minorité de la population. L’ensemble de la population, les paysans entre autres, se considère, et/ou considéré comme acteur passive dans la conception et dans la réalisation de son propre développement. La résistance persiste jusqu’à ce jour.


II – MODELE D’ANTAGONISTE ENTRE TRADITION ET MODERNITE A MADAGASCAR :
1 – Un développement à double vitesse :
Deux types de comportement face au phénomène de la globalisation influencent la réflexion sur et l’action du développement à Madagascar.
Premier type : ceux qui sont animés d’un mythe de l’âge d’or ancestral (ireo izay malahelo ny taom-bolamena fahiny). C’est souvent la majorité de la population rurale renforcée par les détenteurs du pouvoir traditionnel avec ses avantages qui sont de ce groupe. Comme le bouleversement de la mondialisation est inévitable, ceci est tiraillé par un monde imaginaire communautaire harmonieux, sécurisant des ancêtres, d’un coté, et d’un monde mobilisé par un esprit de compétition individuelle dont la connaissance scientifique et la maîtrise de la technologie moderne sont d’une nécessité inévitable. Ce sont souvent les déchets de la mondialisation qui sont à la disposition de ce groupe de la majorité (film et vidéo destructif de la personne et de la vie sociale).
Deuxième type : ceux qui sont souvent animé d’un mirage de la modernité (ireo jembin’ny fandrosoana ankehitriny sy ny ho avy). Fuir de façon volontaire ou involontaire le village, abandonner tout ce qui est traditionnel. Ce sont généralement la population urbaine et les jeunes qui sont de ce groupe. Malgré le manque d’infrastructure de base (moyen financier, transport, communication) seul le monde minoritaire urbain profite de l’avantage de la globalisation. Cette minorité représnte souvent l’initiateur et acteur (actif) du développement. C’est un groupe qui a du mal à s’insérer dans et à mobiliser la masse pour le développement du pays. Le manque de sécurité de base, sécurité physique et politique (jalousie collective et individuelle), intellectuelle (manque d’infrastructure de formation à la science et à la technologie moderne), morale (corruption), le pousse à fuir et à rester à l’extérieur.


III – DEVELOPPEMENT DU POINT DE VUE D’UNE DYNAMIQUE INTERIEURE :

Jeune fille lors d'un karaoke! Phénomème moderne à Madagascar qui est devenu mode.
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Puisque le fait de la mondialisation est inévitable, il faut assimiler et la maîtriser. La formation, l’éducation et l’enseignement insérer dans les réalités du peuple et ouvert au réalité internationales sont des voix et moyens nécessaires et efficaces pour un développement sachant profiter des avantages de la mondialisation. Dans un modèle culturel plus collectif, plus communautaire et traditionnel, un processus d’individualisation « d’une dynamique intérieur » du développement reste nécessaire. La formation à la prise conscience continuelle (face à la mondialisation) est à la maîtrise des sciences et techniques conjugue ensemble le développement de la personne pour être acteur d’un développement socioéconomique. Ceci concerne en particulier les femmes, les jeunes comme acteurs et actrices sociaux modernisant.
Modernisation des valeurs sociales fondamentales tel que la solidarité, la cohésion sociale. Un niveau intellectuel de base est nécessaire pour la majorité de la population rurale Malgache. Bonne gérance et gouvernance de l’appartenance ethnique, clanique, lignagère. Souvent la solidarité de type communautaire confronté par ma confusion entre corruption, népotisme, clientélisme.


MODERNITE ET DEVELOPPEMENT A MADAGASCAR
1 – Mondialisation de la perception du phénomène de la pauvreté
La perception de la pauvreté est l’engagement de lutte contre ce phénomène évoluent suivant un processus de mondialisation à travers les relations internationales. Cette évolution en quatre périodes :
Première période : avant1945 fondation des Nations Unis
La pauvreté a été considérée comme une affaire des pauvres. L’apport de Robert Thomas Malthus (1766 -1834), un pasteur anglais, juriste devenu économiste a marqué la perception de la pauvreté : par sa recherche économique, il a introduit l’idée de la pauvreté comme étant une affaire de toute la société.
La pauvreté vient du fait d’un déséquilibre entre croissance démographique et croissance économique. Pauvreté signifie une augmentation du nombre de la population sans être accompagné d’une croissance de richesse.
Les guerres, les épidémies, la famine, les catastrophes naturelles sont des phénomènes régulateurs de l’équilibre. Les humains font également l’effort de limitation de naissance.
C’est seulement vers les années 1900 que l’étude de la pauvreté a gagné du terrain. La découverte du terme de « poverty line » ou « seul de pauvreté » traduit l’évolution de la recherche. L’approche économique du phénomène n’a cependant pas encore gagné du terrain
Deuxième période : de 1945 – 1960 :
Ce fut l’époque de l’indépendance des pays colonisés des puissances occidentales. La croissance économique est perçue comme la diminution ou la suppression de la pauvreté. Il s’agit en fait d’un développement du monde urbain. La société continue à oublier le monde rural. Il reste la source de main d’œuvre à bon marché. Cette deuxième période a fait apparaître le concept « d’exclusion social et d’intégration sociale ».
Troisième période : de 1965 – 1970 :
La notion de pauvreté est étroitement liée à celle du travail. Une perspective de distribution des richesses intervient dans l’approche de la pauvreté. Le problème des pays dit développés est ainsi celui de la qualité du travail. Lors du 25e anniversaire de la Banque Mondiale, un rapport sur la situation de la pauvreté dans le monde situe les pays en voie de développement en différents catégories : pauvreté absolue pour l’Asie, pauvreté relative pour l’Amérique Latine, pauvreté absolue et relative pour l’Afrique.
Quatrième période : 1975
Pauvreté abordée du point de vue des besoins fondamentaux : alimentations, habillement, logement, santé, sécurité et éducation de base. Le développement est vu du point de vue de la personne et non uniquement de l’économie. Depuis 1977, la BM adopte ce point de vue pour aborder et résoudre le problème de la pauvreté. Le développement n’est pas centré sur les biens matériels mais sur la personne humaine. On parle ainsi du développement social en 1990. C’est le genre d’approche qui correspond à la réalité Malgache où les enfants et les femmes (entre autre ruraux) qui concerne le développement.

2 – Mondialisation et problème de la pauvreté à Madagascar :
Dans le cadre de la globalisation de la perception du problème de la pauvreté, répondre aux défis des besoins fondamentaux de la vie quotidienne : nourriture, logement, habillement, sécurité, santé, éducation de base.
La modernité présente une exigence financière qu’il faut répondre (pouvoir d’achat assez fort pour pouvoir bénéficier de l’apport de la modernité).
Pauvreté apparaisse surtout à travers des situations « anomique » comme la maladie, la mort.
Répondre de façon à long terme au défi chronique des catastrophes naturels et écologiques comme le cyclone ou lozan-javaboary.


CREATION OU RENFORCEMENT DES FORCES MODERNISANTES
Création et développement des moyens de communication moderne. Les infrastructures routières et les moyens de transport apparaissent les plus urgents et plus efficaces.
Viennent ensuite la diffusion de l’exploitation des énergies génératrices du courent electriques dans les zones rurales. Ce sont des infrastructures de base d’accès et d’exploitation du bien fait de la globalisation ou mondialisation.
Opération des moyens d’information et de communication de base comme la radio et la télévision dans toutes les zones rurales.
Poursuivre l’établissement des infrastructures scolaires et sanitaires dans le monde rural. Celles-ci sont des facteurs efficaces d’éducation et de changement de mentalité afin d’être capable de maîtriser et de profiter des apports de la mondialisation.