LA VIOLENCE ET LA NON-VIOLENCE

EXPLICATION SOCIOLOGIQUE SUR LA VIOLENCE :
Dans la société traditionnelle:
La société traditionnelle Malgache est une société où la tradition est très forte. C’est une société où les relations de la parenté sont encore très fortes. Le culte des ancêtres reste encore dominant et la solidarité est mécanique.
Si quelqu’un n’accepte pas ce mécanisme, on lui donne le « Tsiny ». Il y a aussi la jalousie, c’est-à-dire la tension. Et pour régler la tension, il y a la soupape ritualisée comme la circoncision, le « tolona », le « savika ». Mais il y a des moments où ses soupapes ne tiennent plus et la violence éclate.
Dans la société moderne:
Il y a l’individualisme pour s’enrichir et pour fructifier sans cesse. « Il faut chercher de l’argent mais il ne faut pas dépenser ».
Dans la société dite traditionnelle le « famadihana » est une violence contre la mort. Tandis que dans la société moderne, la culture de survie se présente comme une violence ; « vivre ou mourir ». C’est par le fonctionnement de la société que la violence s’exprime.
Qu’est ce qu’il faut faire alors ?
– Il faut que nous réfléchissions sur nous-mêmes.
– Il faut savoir et oser changer
– Il faut qu’on travail sans perdre de temps
– Il faut que l’Etat soit proche des gens et les gens soient en conscience d’être proche de l’Etat
– Il faut rediscuter avec les gens le rôle de l’Etat
– Il faut changer notre culture sans perdre le bien.

il y toujours des manifestations de la violence dans notre société.

EXPLICATION PHILOSOPHIQUE SUR LA VIOLENCE :
La violence = une réalité existentielle
Pour les philosophes, la violence est une réalité qui relève de l’expérience. Ils pensent que la violence est une réalité irrationnelle. Elle éprouve l’homme et la société. Elle est donc quelque chose qui touche la morale.
La violence n’est qu’un épiphénomène d’une réalité profonde qu’on appelle le mal. Elle est un phénomène qui marque l’histoire humaine.
– Toute violence est une désespérance ;
– L’homme violent c’est l’homme qui perd le sens de l’homme et le sens de l’humain. C’est le retour à l’animalité.
– La violence cherche un apaisement
– La violence est une expression de nihilisme
– La violence devient mal nécessaire (politique, magistrale)
– Celui qui cède à la violence peut devenir sa complice
– Toute violence fait du bruit
– La violence n’est pas un spectacle à regarder
– Devant la violence, il faut retourner à notre humanité et à notre intériorité.
Pourquoi nous choisirons de faire la violence ?
Par ce que :
– Nous pensons que c’est la meilleure méthode et la meilleure solution
– Nous voulons avoir tout de suite le résultat
– Nous croyons à l’efficacité de la violence
– Personne ne nous enseigne la non-violence
– Nous ne voulons pas faire un examen de conscience
Que peut-on faire pour gérer la violence ?
Il faut :
– Reconnaitre son existence et la nommé
– Regarder ce que font les autres
– Oser demander pardon pour les bêtises qu’on a commit
– Lire et comprendre la Bible (Mt 5 ; 39)
– Eliminer la jalousie qui est la racine de tous les vices
– Convaincre l’égoïsme
– Etre comme tous le monde (même niveau)

LA NON-VIOLENCE ACTIVE
L’origine de la non-violence active c’est la bible : Mathieu 5 ; 39
« Mais Moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. »
→ Violence transformée en puissance de Vérité.
La non-violence c’est le respect de la dignité humaine et de l’environnement.
Son but :
– Vaincre la violence
– Séparer la personne et le mal qu’il a commit
– Libérer les victimes de violence
– Libérer les violents.
Les matériels nécessaires :
Tout d’abord le « CORPS », car c’est en lui que réside l’ « ÄME ». Et dans notre âme, il y a la vérité, la justice, l’amour et le don de soi.
La vérité : c’est l’effort quotidien de vivre la justice car le fruit dépend du grain qu’on a semé. (Bon grain – bon fruit et mauvais grain – mauvais fruit)
L’amour : c’est un bon comportement suivit d’un travail. L’amour exige l’action. L’amour doit être fraternel (aimer l’autre, l’ennemi), miséricordieux et surtout gratuit.
Le don de soi : c’est le fruit de l’amour.
Ces instruments sont tous des instruments qui résident en nous même.
Le regard, la mentalité et l’action même doivent être renouvelé par la justice, la vérité, l’amour et le don de soi.
LA VERITE nous libère. Soit la vérité générale dont on peut prouver par nos 5 sens, soit la vérité de l’homme dont personne ne le sait à part Dieu et la personne même.
Il ne faut jamais oublier que l’homme qui a la vérité, c’est celui sait ou capable d’harmoniser ce qui est dans sa tête, ce qu’il dit et ce qu’il fait dont il est lui-même convaincu.
C’est la différence entre ce qui dans nos cœur, dans nos esprit et ce que nous parlons ou entrain de faire qui détruit la relation. Il y a aussi la jalousie, les besoins insatisfaits et les désirs bloqué par une chose.
Conséquences :
– Physiquement, c’est la fatigue et pas de sommeil.
– Intellectuellement, c’est la peur, la peine, l’agressivité,…
– Moralement, c’est l’image de Dieu qui est perdu.
Comment peut-on faire alors pour avoir la vérité, l’amour et le don de soi ?
Il faut :
– Voir que l’homme est bon, il est digne et unique au monde.
– Avoir une conscience positive
– Quitter la mauvaise mentalité détruite par le jugement et l’indifférence.
– Croire en la personne
– Etre prête à supporter les conséquences de nos actes.
– Réfléchir avant de faire quelque chose. « La fin ne justifie pas les moyens »
– Vivre dans la joie, la liberté et la force.
– Partager la joie, libérer l’autre, lui donner la force, l’encourager s’il le faut et même le guérir.
Quelques conseils à prendre :
– Connais-toi toi-même et accepte ce que tu es. Remercie Dieu. Acceptez le mal que tu as commit. Parlez avec un ami ou un homme de confiance. Vivez dans la vérité.
– Il ne faut pas avoir peur car la peur provoque la violence. Si on a peur d’une chose, on a de la force qui est parfois inimaginable. On peut, par exemple sauter un mur de 2m si on a peur d’un bœuf ou d’un chien.
– Il faut faire face à la situation, respirer calmement, prendre conscience et regarder le coté positif.
– Il faut vaincre la peur par l’amour, le partage, le dialogue et le respect.
– Il ne faut pas être passif mais actif, c’est-à-dire réagir avec une attitude évangélique.
– Il faut prier car la prière engendre la paix.
– Il faut savoir écouter.
Il faut espérer et croire en la force du Saint Esprit.

La dance est parfois une manifestation de la viloence !

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