POLITIQUE

Politique
C’est la loi des plus forts ou des faibles ?

fort ou faible ?

Par définition, c’est la régulation de la vie communautaire dans une vaste communauté, au sens original du mot « polis » qui en Grec signifie la cité, mais aussi les débats qui ont lieu dans une société organisée en Etat ou entre les peuples. La politique est faite par les hommes et pour les hommes, et est conditionnée par le psychisme de ce qui l’élabore ou la subisse.
Il y des individus que leurs caractères prédisposent à être des chefs et d’autres à être dominés. Ces dirigeants sont souvent plus assoiffés de pouvoir et de célébrité que du bien de leurs concitoyens. Ils peuvent alors être grisés par leur ascension jusqu’à en devenir paranoïaques. Beaucoup ne sont que représentants d’intérêts de certaines personnes ou de certains groupes qu’ils représentent comme étant les intérêts du plus grand nombre. Mais quels que soient leurs mobiles conscients, ceux seront toujours perturbés par des forces inconscientes générées par les besoins affectifs ou les complexes personnels.
Ainsi l’homme politique est souvent plus séduits par un succès immédiat que par un but à long terme. La rivalité peut parfois rendre impossible tout travail en commun. L’adhésion des masses peut provoquer une vive satisfaction alors que la raison inciterait à reconnaitre le manque de jugement de ces mêmes masses. Un politicien est suivi bien moins à cause de ses compétences réelles que grâce à ses dons de stimuler l’émotion.
Hitler dut son ascension, non pas au fait d’être réceptif aux forces inconscientes d’une grandes partie du peuple en période de crise et sa façon de les exploiter en bon démagogue, mais plus à un regroupement des gens qui le poussèrent au pouvoir pour en bénéficier dans l’ombre. Il s’agit là d’individus qui ne pouvaient espérer conquérir ce pouvoir pour eux- mêmes, même si certains d’entre eux s’y essayèrent et s’y cassèrent les dents.
La base de tout pouvoir politique est le suivisme de ceux qui le subissent car les contraintes extérieures ne sauraient les garantir longtemps. La menace de répression elle-même a moins d’effet en tant qu’éventuelle punition que comme génératrice d’une angoisse préventive : se tenir isoler du groupe et être exclu par lui. La plupart des gens ne se sentent en sécurité que dans un groupe où ils bénéficient d’une direction qui leur évite les affres de la responsabilité, et les absout des fautes qu’ils commettent. Les conflits politiques sont en partie des conflits entre des groupes rivaux, de telle sorte que le gouvernement d’un Etat est avant tout la recherche d’un consensus entre des groupes dont les intérêts divergent. Et tout cela n’est obtenu qu’en éveillant des sentiments communs que ce soit l’amour, ou l’identification entre les membres, ou la haine qui est alors détournée vis-à-vis d’un « groupe mauvais objet » maintenu à l’écart de la communauté.
Les difficultés rencontrées par une psychotechnique politique, qui viserait à exploiter méthodiquement les besoins et les sentiments de chacun dans l’intérêt du pouvoir, sont dues au côté imprévisible de psychisme humain. Une frénésie qu’on a laissée se développer dans un but bien déterminé peut acquérir une telle force qu’il n’est dès lors plus possible de l’endiguer comme, semble-t-il, pendant la révolution culturelle chinoise. Elle put alors produire l’effet inverse de celui escompté.
La tentative de soumettre toute forme de communauté au pouvoir politique se heurte à la résistance de ceux qui perçoivent avant tout comme des individus, soit parce qu’ils se sentent incapable de vivre en communauté ou parce qu’en tant qu’artistes scientifiques ou penseurs ils ont besoin pour leur création d’une grande marge de liberté.
D’une certaine manière, l’histoire politique est une réplique de l’histoire de l’individu. Le chef tient la place du père que l’enfant craint, admire, aime et hait jusqu’au désir de meurtre. En grandissant, l’enfant se révolte contre le père, de même que les révolutions sont fomentées contre les puissants.
Les différences de caractères entres les individus dont dépendes les différences de comportement ont leurs corolaires dans ce qui distingue les peuples les uns des autres. On remarque ainsi que les Américains sont plus attirés par les confréries, que les Français se révoltent facilement et que les Allemands sont sujets à des attitudes autoritaires. De même que dans l’histoire des individus les influences et les expériences marquent le caractère de chacun, de même la vie des peuples façonne petit à petit leur caractère national.
Il est bien évident que la psychologie ne peut rendre compte de tous les domaines du politique. Mais le contraintes économiques et sociales qui sont souvent au centre des théories politiques, comme celle de Karl Marx par exemple, et qui si souvent ne définissent que des idéaux font trop souvent oublier les données de base du psychisme humain qui interviennent en politique comme dans tous les actes des hommes.
Sources :
LUDWIG Knoll, Encyclopédie de la psychologie pratique, France Loisir, Paris 1980.

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