DEVELOPPEMENT DURABLE A MADAGASCAR

Concept et enjeux du développement durable pour Madagascar.

La personne humaine, individu et collectif reste l’auteur et le centre d’intérêt de toute réflexion et tout projet de développement. Le phénomène de mondialisation oblige un pays comme Madagascar de conjuguer son développement socioéconomique national avec celui des autres pays dans le monde. L’étude doit se pencher vers un développement durable de chaque pays. Et on se demande quel est le concept et l’enjeu de ce type de développement pour Madagascar. Sur cela, nous allons proposer quatre points :

Premièrement, nous allons parler des faits qui existent à Madagascar actuellement ; deuxièmement, le concept du développement durable ; troisièmement, les enjeux de ce développement pour notre pays ; et enfin quatrièmement, quelques pistes pour améliorer la performance et la capacité d’exploitation du développement dans un esprit positif et optimiste.

 

Tout d’abord, quand on parle de développement, on parle aussi de modernité et de mondialisation. Modernité concerne trois domaines, qui sont : l’écriture, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, et la technologie de production des biens et des services. Ces techniques sont exploitées au moyen des différentes idéologies, suivant une vision de la vie et de la société et suivant l’intérêt visé : philosophique, socio-économique, politique, et théologique. C’est dans cet intérêt visé que le problème pour Madagascar réside si on parle du développement durable. Chaque personne cherche à s’enrichir sans se soucier de demain, c’est-à-dire de la génération future.

Il y a prétention de maîtriser et de dominer le monde avec la science et la technique. Il y a aussi l’orgueil intellectuel dans la manipulation des matériels. Par conséquent, il n’y a plus de collaboration et de partage. L’intérêt devient individuel et c’est chacun pour soi. Le lien entre l’économie, la société et l’environnement est donc brisé. Sur cela, nous pouvons dire que Madagascar se trouve dans un problème grave vis-à-vis du développement durable. Ce problème part du concept même de ce développement jusqu’à sa mise en œuvre. Quel est ce concept et comment se présente t-il pour notre île ?

 

C’est ce que nous allons voir tout de suite après cette constatation des faits.

 

Un concept est une représentation intellectuelle d’un objet conçu par l’esprit. C’est aussi une définition des caractères spécifiques. Pour Madagascar, deux types de comportements se présentent et influencent la réflexion sur le développement. Il y a tout d’abord ceux qui sont animés par le mythe de l’âge d’or ancestral. C’est la majorité de la population rurale renforcée par les détenteurs de pouvoir traditionnel avec ses avantages qui sont de ce groupe. Il y a ensuite ceux qui sont animés de la modernité. Fuir de façon volontaire ou involontaire le village, abandonner tout ce qui est traditionnel. Ce sont généralement  la population urbaine et les jeunes qui sont de ce groupe.

Ensuite, pour Madagascar, seul le monde minoritaire urbain profite de l’avantage du développement. Cette minorité représente souvent l’initiateur et l’acteur du développement dans le domaine où elle est capable. Or, le développement est dit durable lorsqu’il y a équilibre entre la société, l’environnement et l’économie. Ce qui veut dire que chaque société urbaine et rurale doit être acteurs et actifs du développement, mais non pas la société urbaine seulement. Nous pouvons donc dire que le concept du développement durable pour Madagascar est encore flou. La représentation intellectuelle de ce type de développement n’est pas claire pour tout le monde. Certains ignorent même son existence. Cela nous mène à voir les enjeux du développement durable pour Madagascar.  

 

Quel sont les enjeux si le concept du développement durable pour Madagascar est encore flou ?

 

Les enjeux du développement durable pour Madagascar partent toujours du fait qu’il y ait un développement à double vitesse. D’un coté, le développement semble  être imposé et qui ne concerne qu’une minorité de la population. Les paysans se considèrent et sont considérés comme acteurs passifs dans la conception et dans la réalisation de son propre développement. Et la résistance persiste jusqu’à nos jours. De l’autre coté, le développement est apporté par un dynamisme extérieur forcé. L’éducation et l’enseignement sont les moyens de socialisation par excellence de ce développement forcé. Ce dynamisme extérieur constitue la cause d’un malaise persistant dans la conception du développement socioéconomique du pays. Le complexe est surtout enraciné dans la culture et dans  la mentalité. Il se traduit par le rapport entre « vazaha » et « gasy », « andafy » et « local », « vita vazaha » et « vita gasy », etc. Aussi, il est nécessaire de rééquilibrer les pouvoirs entre les priorités économiques et les  impératifs sociaux et écologiques, en  intégrant des obligations de respect de l’environnement et des normes sociales dans le mécanisme des marchés financiers.  Remettre l’homme au cœur de l’économie est une priorité d’une part et d’autre part  une implication de tous les groupes socio-économiques. La réalisation effective des objectifs du développement durable, ne peut aboutir que si l’ensemble des acteurs de la société agit en commun : les entreprises privées, publiques, les associations, les ONG, les syndicats et les citoyens ainsi que l’Etat.

Il faut rééquilibrer les forces économiques de l’île. Les pays en voie de développement sont trop endettés et freinés dans leurs échanges commerciaux pour consacrer l’énergie et les moyens suffisants à l’éducation, la santé et la protection de l’environnement. Il faut mettre en œuvre toutes les conventions et les accords multilatéraux sur l’environnement, en créant  une institution internationale chargée de faire respecter les obligations souscrites par les Etats. À l’instar de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui gère les échanges commerciaux, il faudrait une Organisation Mondiale de l’Environnement pour gérer les problèmes écologiques.

 

Ainsi, la mise en place du développement durable s’avère difficile, voir même impossible. Si on essaie de mettre l’accent sur le développement qualitatif, c’est à dire la qualité, la quantité ne sera pas suffisante. Il n’y aura pas de développement économique de la vie. Si on se concentre uniquement sur le développement quantitatif, c’est à dire l’amélioration du niveau de vie, alors la mentalité et les droits humains seront mis à coté. La formation, l’éducation et l’enseignement sont des voies et moyens nécessaires pour un développement à condition que l’on sache profiter de ses avantages. Mais ce ne sont que des dynamismes extérieurs. Il manque la prise de conscience continuelle et la maîtrise des sciences et des techniques. Le problème réside ainsi dans le fait de les mettre ensemble. Il ne faut pas négliger un seul élément pour que le développement soit durable. C’est à dire voir et analyser ensemble le lien entre la société, l’économie et l’environnement.

 

Voilà en ce qui concerne les enjeux du développement pour Madagascar. Maintenant, nous allons essayer de donner quelques pistes pour améliorer la performance et la capacité d’exploitation du développement dans un esprit positif et optimiste.

 

Un véritable développement englobe le développement qualitatif et le développement quantitatif dans tous les domaines : sociales, économiques, politiques, religieux et culturels. Pour le développement qualitatif à Madagascar, nous devons avoir une vision optimiste et un esprit positif. Il faut donc chercher le changement et améliorer la vie par toutes les sortes de savoirs. C’est à dire un changement positif de mentalité par la science et la compétence ; renforcer les relations humaines tout en étant conscient du respect des droits humains. Lutter contre la pauvreté,  opter pour l’ouverture socioculturelle, et insister sur l’efficacité des activités économiques. Il nous faut un développement de tout homme et de tout l’homme par le développement socio-économique et culturel.

Tout cela ne suffit pas, il faut penser en même temps au développement quantitatif. C’est à dire le développement économique de la vie, l’augmentation des richesses générales et l’amélioration des niveaux de vie : nourritures ; habillement ; logements ; sécurité et éducation de bases. Il faut voir en plus la possibilité et la capacité d’exploitation des moyens techniques modernes. Pour que le développement à Madagascar soit donc durable, il faut penser au développement qualitatif et quantitatif.

 

En général, Madagascar doit travailler sur le changement et l’amélioration de la vie par le savoir et le développement économique. La prise de conscience continuelle et la maitrise des sciences et des techniques sont nécessaires. Il y a déséquilibre entre la société, l’environnement et l’économie. Seule une minorité de la population se présentent comme membres actifs du développement par rapport au monde rural. La plupart sont passifs car le concept même du développement durable est flou. Bon nombre de personnes n’ont pas compris sur ce qu’on entend par développement durable. La réalisation effective des objectifs du  développement durable aboutie si l’ensemble des acteurs de la société agit en commun.

5 réflexions sur “DEVELOPPEMENT DURABLE A MADAGASCAR

  1. moi j’ai bien aimé. car je suis en seconde generale et le professseur nous a donné un devoir a faire sur le developpement durable de Madagasacar. J’espere que j’aurai une bonne note

  2. Un article bien écrit, clair, et qui nous renseigne sur les aspects de ce concept nouveau à l’échelle nationale. bref, tout ce dont j’ai besoin pour mon exposé ! Merci !

  3. Ces écrits sont très superficiels et vagues. Il ne suffit pas tout simplement de démontrer les problèmes à M/car. Il faut aussi émettre beaucoup de solutions. Je pose la question à celui qui a écrit ce texte: « Dans une famille malagasy, elle aime habiter toujours ensemble, et cette coutume, beaucoup ne veulent pas l’éliminer. Ils sont dix personnes qui habitent ensemble, UN qui travaille, Dix qui mangent, combien qui puisse s’en sortir ??? » D’abord il faut résoudre ce problème au départ et avec conviction et fermeté. Après, il est à chacun de prendre ses responsabilités pour améliorer ses quotidiens.

  4. Merci bcp pour les remarques. A la prochaine fois, j’essayerais d’être plus profond. Bye.

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